respir.com
respir.com
 

Un site de la Fédération Girondine de Lutte contre les Maladies Respiratoires
Association loi de 1901 reconnue d'utilité publique
respir.com

La Revue de RespirWebConférencesDiaporamas & PrésentationsInscriptionContact

Respir.com est un site gratuit mis en ligne pour tous par la FGLMR. Il n'a pas recours à la publicité.

S'il vous est utile, aidez-nous à le maintenir en ligne (Cliquez ici).

base documentaire
contact
collaborateurs
recherche approfondie
imagerie
bibliographies
formation santé
Université de Bordeaux II
tabacologie
cas cliniques

Pneumopathies communautaires
En savoir plus...

Créé le 16/07/1999 Auteur : A. Taytard (Mis à jour le 24/08/2006)
     
     

  
On appelle "pneumopathies communautaires" les pneumopathies extra-hospitalières.
 1ers signes apparus avant 48h d'hospitalisation

1ers signes apparus plus de 7 jours après un séjour dans un établissement de santé
 

Facteurs de risques indépendants
     Tabagisme > 20cig/j
     Infection respiratoire préalable
     Bronchite chronique
 
Réf :
Almirall J et al. Risk factors for community-acquired pneumonia in adults: a population-based case-control study.  Eur Respir J 1999;13:349-55
  
 3 MICRO-ORGANISMES RESPONSABLES PRINCIPAUX
  Germes à développement extra-cellulaire 
   

PNEUMOCOQUE (premier agent pathogène : 30 à 50 % des cas)
Agent étiologique le plus fréquent chez le sujet de plus de 40 ans et/ou avec co-morbidité associée

    HAEMOPHILUS INFLUENZAE (5 à 25 % des cas)
     
  Germes à développement intra-cellulaire 
   

MYCOPLASMA PNEUMONIAE (7 à 10 % des cas)
Surtout chez le sujet de moins de 40 ans, sans co-morbidité, avec infection récente des voies respiratoires supérieures et dans un contexte épidémique

    LEGIONELLA PNEUMOPHILA (0,5 à 5 % des cas)
    CHLAMYDIA (5 à 10 % des cas)
     
  Virus 
    VIRUS GRIPPAL (Myxovirus et para-myxovirus)
   
mais il existe aussi des ASSOCIATIONS FRÉQUENTES
  Virus - Bactérie
    Bactérie - Bactérie (Pneumocoque - Haemophilus)
   
 3 TABLEAUX CLINIQUES PRINCIPAUX
  PNEUMONIE FRANCHE LOBAIRE AIGUË
  (pneumocoque, haemophilus)
  
  PNEUMOPATHIE ATYPIQUE
  (virus, mycoplasme, chlamydia)
  
  TABLEAU COMPOSITE
  (légionelle)
  
SYNTHÈSE
  
AUTRES TABLEAUX CLINIQUES
  
Cas particuliers
  
 ATTENTION AUX TABLEAUX GRAVES D'EMBLEE
  TERRAIN FRAGILE (âge, co-morbidités)
  RÉSISTANCES BACTÉRIENNES
   
  
Traitement

 

1. Préventif
si sujet à risque
  vaccination anti-grippale
    anti-pneumococcique
   
2. Curatif
   virus : symptomatique
   bactéries et apparentés :

antibiothérapie probabiliste avant tout
Durée du traitement : 7 à 10 jours pour une pneumonie à Pneumocoques

    attention2.JPG (1170 octets)Recommandations de l'Agence du médicament
Il est possible que la corticothérapie puisse être bénéfique en accélérant le délai de résolution des symptômes (Chen, 2011 ; Meijvis, 2011).
 traitement symptomatique
paracétamol comme antalgique et anti-pyrétique
codéine pour une toux sèche, persistante, asthéniante ou insomniante ; traitement préventif de la constipation
   Synthèse
   
Évolution (sujet sain)
   Fièvre : 2 à 4 jours
  

Toux : 8 jours environ, mais peut durer plus longtemps en cas de pneumopathie atypique (M. Pneumoniae ou C. Pneumoniae)

   Râles crépitants en foyer : ils peuvent persister plus de 7 jours dans 20 à 40% des cas.
 Imagerie : les anomalies radiologiques disparaissent en 4 semaines environ.
   Biologie : une inflammation infra-clinique epsiste souvent ; elle est associée à une augmentation du risque de décès (Yende, 2008)
attention2.JPG (1170 octets)L'efficacité du traitement doit être évalué à J2 ou J3.
  
En cas d'inefficacité : 2 possibilités
 modification du traitement
   maintien d'une mono-thérapie en changeant de molécule de référence
  élargissement du spectre d'activité du traitement avec
     bi-thérapie
    mono-thérapie avec un antibiotique à spectre large
  Dans ce cas, le malade étant resté en ambulatoire, il devra être évalué à J5-J6.
 hospitalisation

Quand passer du traitement intra-veineux au traitement oral ?

 Quand le malade : 
    peut prendre le traitement par la bouche 
    a un système digestif fonctionnel  
 Lorsque par la bouche on obtient un taux tissulaire et sérique suffisant 
En pratique, on peut passer en traitement oral dès que l'état clinique du patient est stabilisé et que la fièvre a commencé à baisser.

attention2.JPG (1170 octets)Attention à l'observance !

Sujet fragile : contrôler la morbidité, réhydratation, nursing, état cardio-vasculaire.

attention2.JPG (1170 octets)Principe fondamental : continuer à surveiller le malade jusqu'à la guérison radiologique totale, soit environ 3 semaines.

Devant une absence d'amélioration ou une détérioration
   vérifier que l'antibiotique est adapté au germe
   vérifier l'état immunitaire du patient
   revoir son histoire et son environnement
    
   animaux    chats, bétail, moutons, chèvres     fièvre Q (C burnetti)
    lapins, tiques     tularémie
    oiseaux     psittacose
    rats     peste, leptospirose
  hommes        tuberculose
  voyages  Asie du sud-est     pseudomonas
pseudomallei
        SRAS
    Asie, Afrique, Amérique centrale ou du sud   paragonomiase

Épidémiologie : mortalité

Diagnostic microbiologique et mortalité

CONCLUSION
  SI
Résistance au traitement
Récidive dans le même territoire
Au moindre soupçon
  ENDOSCOPIE BRONCHIQUE
  Pour Obtenir un diagnostic bactériologique précis
      attention à la tuberculose pas de traitement spécifique au hasard
    Éliminer une sténose bronchique
        obstruction par  corps étranger chez l'enfant,
        cancer bronchique chez l'adulte

Les points importants

Réf :
ATS. Guidelines for the management of adults with community-acquired pneumonia - Diagnosis, assessment of severity, antimicrobial therapy, and prevention. Am J Respir Crit Care Med 2001;163:1730-54
Chen Y, Li K, Pu H, Wu T. Corticosteroids for pneumonia. Cochrane Database Syst Rev 2011;Mar 16;3:CD007720
Meijvis SC, Hardeman H, Remmelts HH, Heijligenberg R, Rijkers GT, et al. Dexamethasone and length of hospital stay in patients with community-acquired pneumonia: a randomised, double-blind, placebo-controlled trial. Lancet 2011;May 31:[Epub ahead of print]
van der Eerden MM, Vlaspolder F, de Graaff CS, Groot T, Bronsveld W, Jansen HM, Boersma WG. Comparison between pathogen directed antibiotic treatment and empirical broad spectrum antibiotic treatment in patients with community acquired pneumonia: a prospective randomised study. Thorax  2005;60:672-8

Voiriot G, Dury S, Parrot A, Mayaud C, Fartoukh M. Nonsteroidal antiinflammatory drugs may affect the presentation and course of community-acquired pneumonia. Chest 2011;139:387-94
Yende S, D'Angelo G, Kellum JA, Weissfeld L, Fine J, et al ; GenIMS Investigators. Inflammatory markers at hospital discharge predict subsequent mortality after pneumonia and sepsis. Am J Respir Crit Care Med 2008;177:1242-7

Essentiel sur...

Conflits d’intérêts : l’auteur n’a pas transmis de conflits d’intérêts concernant les données publiées dans ce texte.

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.

Tous droits réservés
© Fédération Girondine de Lutte contre les Maladies Respiratoires (FGLMR) 2017

Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage et mentions légales, en accepter et en respecter les dispositions.

Respir.com est enregistré à la C.N.I.L. sous le n°757727 VERSION 1