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 Cancer bronchique non à petites cellules - stade IIIA-N2 - Le point sur le traitement en 2007, Dr. JM. Vernejoux, Service des maladies respiratoires, CHU Bordeaux.
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La prochaine webconférence de cancérologie thoracique (Web'RCP) aura lieu le 20 novembre à 15h : discussion de cas cliniques et d'articles scientifiques.
La revue de Respir : e-Revue mensuelle consacrée aux maladies respiratoires.
Le n° 18 (Octobre 2008) est en ligne.
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REMERCIEMENTS - Collaborateurs de respir

Nos remercions pour leur récente contribution : Pr. F. Laurent (Imagerie Thoracique) ; Dr. F. Barlesi et Dr. L. Greillier (Biothérapies) ; Pr. JC. Dalphin (Pneumopathies d'hypersensibilité) ; Dr. M. Fayon (Bronchiolites) ; Pr. B. Melloni (Pleurésies) ; Pr. JC. Meurice (SAOS).

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Pneumopathies communautaires
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Créé le 16/07/1999 Auteur : A. Taytard (Mis à jour le 24/08/2006)
     
     

Sommaire


  
On appelle "pneumopathies communautaires" les pneumopathies extra-hospitalières.
   1ers signes apparus avant 48h d'hospitalisation
   1ers signes apparus plus de 7 jours après un séjour dans un établissement de santé
Le diagnostic de pneumopathie est suggéré par l'association de
   fièvre élevée, souvent d'apparition brutale
   signes fonctionnels respiratoires tels que : toux, expectoration, dyspnée, douleurs thoraciques
   impression globale de gravité.

Valeur prédictive de la symptomatologie clinique : faible, et d'autant plus qu'il s'agit de sujets âgés, et/ou atteints de co-morbidité et/ou vivant en institution.
Râles crépitants en foyer : bonne valeur prédictive positive ; corrélés à la présence d'anomalies radiologiques.

Facteurs de risques indépendants
     Tabagisme > 20cig/j
     Infection respiratoire préalable
     Bronchite chronique
 
Réf :
Almirall J et al. Risk factors for community-acquired pneumonia in adults: a population-based case-control study.  Eur Respir J 1999;13:349-55
  
 3 MICRO-ORGANISMES RESPONSABLES PRINCIPAUX
  Germes à développement extra-cellulaire 
   

PNEUMOCOQUE (premier agent pathogène : 30 à 50% des cas)
Agent étiologique le plus fréquent chez le sujet de plus de 40 ans et/ou avec co-morbidité associée

    HAEMOPHILUS INFLUENZAE (5 à 25% des cas)
     
  Germes à développement intra-cellulaire 
   

MYCOPLASMA PNEUMONIAE (7 à 10% des cas)
Surtout chez le sujet de moins de 40 ans, sans co-morbidité, avec infection récente des voies respiratoires supérieures et dans un contexte épidémique

    LEGIONELLA PNEUMOPHILA (0,5 à 5% des cas)
    CHLAMYDIA (5 à 10% des cas)
     
  Virus 
    VIRUS GRIPPAL (Myxovirus et para-myxovirus)
   
mais il existe aussi des ASSOCIATIONS FRÉQUENTES
    Virus - Bactérie
    Bactérie - Bactérie (Pneumocoque - Haemophilus)
   
 3 TABLEAUX CLINIQUES PRINCIPAUX
  PNEUMONIE FRANCHE LOBAIRE AIGUË
  (pneumocoque, haemophilus)
  
  PNEUMOPATHIE ATYPIQUE
  (virus, mycoplasme, chlamydia)
  
  TABLEAU COMPOSITE
  (légionelle)
  
SYNTHÈSE
  
AUTRES TABLEAUX CLINIQUES
  
Cas particuliers
  
 ATTENTION AUX TABLEAUX GRAVES D'EMBLEE
  TERRAIN FRAGILE (âge, co-morbidités)
  RÉSISTANCES BACTÉRIENNES
   
Imagerie
Quand faire une radiographie thoracique devant une infection respiratoire basse ?
Les pneumopathies se traduisent par la présence d'une opacité parenchymateuse.
L'opacité peut apparaître de façon retardée (2 à 3 jours).
On peut distinguer 3 tableaux
  

pneumonie lobaire : condensation d'un lobe (d'un segment à plusieurs lobes) dense, homogène, systématisée, non rétractile ± bronchogramme aérien
tous les segments pulmonaires peuvent être touchés mais plus grande fréquence du poumon droit

 bronchopneumonie : plurifocale, bilatérale, prédominant aux bases ; épithélium bronchique atteint
 pneumopathie interstitielle : atteinte de l'interstitium alvéolaire et péri-bronchique
Elle permet aussi de
 faire un diagnostic différentiel : abcès, pneumocystose, tuberculose
 rechercher une complication (épanchement pleural)
 détecter un facteur associé (obstruction bronchique, cancer)
 évaluer la sévérité (atteinte pluri-lobaire)
  
Traitement
1. Préventif
si sujet à risque
  vaccination anti-grippale
    anti-pneumococcique
   
2. Curatif
   virus : symptomatique
   bactéries et apparentés :

antibiothérapie probabiliste avant tout
Durée du traitement : 7 à 10 jours pour une pneumonie à Pneumocoques

    attention2.JPG (1170 octets)Recommandations de l'Agence du médicament
   Synthèse
   
Évolution (sujet sain)
   Fièvre : 2 à 4 jours
  

Toux : 8 jours environ, mais peut durer plus longtemps en cas de pneumopathie atypique (M. Pneumoniae ou C. Pneumoniae)

   Râles crépitants en foyer : ils peuvent persister plus de 7 jours dans 20 à 40% des cas.
   Imagerie : les anomalies radiologiques disparaissent en 4 semaines environ.
attention2.JPG (1170 octets)L'efficacité du traitement doit être évalué à J2 ou J3.
  
En cas d'inefficacité : 2 possibilités
 modification du traitement
   maintien d'une mono-thérapie en changeant de molécule de référence
  élargissement du spectre d'activité du traitement avec
     bi-thérapie
    mono-thérapie avec un antibiotique à spectre large
  Dans ce cas, le malade étant resté en ambulatoire, il devra être évalué à J5-J6.
 hospitalisation

Quand passer du traitement intra-veineux au traitement oral ?

 Quand le malade : 
    peut prendre le traitement par la bouche 
    a un système digestif fonctionnel  
 Lorsque par la bouche on obtient un taux tissulaire et sérique suffisant 
En pratique, on peut passer en traitement oral dès que l'état clinique du patient est stabilisé et que la fièvre a commencé à baisser.

attention2.JPG (1170 octets)Attention à l'observance !

Sujet fragile : contrôler la morbidité, réhydratation, nursing, état cardio-vasculaire.

attention2.JPG (1170 octets)Principe fondamental : continuer à surveiller le malade jusqu'à la guérison radiologique totale, soit environ 3 semaines.

Devant une absence d'amélioration ou une détérioration
   vérifier que l'antibiotique est adapté au germe
   vérifier l'état immunitaire du patient
   revoir son histoire et son environnement
    
   animaux    chats, bétail, moutons, chèvres     fièvre Q (C burnetti)
    lapins, tiques     tularémie
    oiseaux     psittacose
    rats     peste, leptospirose
  hommes        tuberculose
  voyages  Asie du sud-est     pseudomonas
pseudomallei
        SRAS
    Asie, Afrique, Amérique centrale ou du sud   paragonomiase

Épidémiologie : mortalité

Diagnostic microbiologique et mortalité

CONCLUSION
  SI
Résistance au traitement
Récidive dans le même territoire
Au moindre soupçon
  ENDOSCOPIE BRONCHIQUE
  Pour Obtenir un diagnostic bactériologique précis
      attention à la tuberculose pas de traitement spécifique au hasard
    Éliminer une sténose bronchique
        obstruction par  corps étranger chez l'enfant,
        cancer bronchique chez l'adulte

Les points importants

Réf :
ATS. Guidelines for the management of adults with community-acquired pneumonia - Diagnosis, assessment of severity, antimicrobial therapy, and prevention. Am J Respir Crit Care Med 2001;163:1730-54
van der Eerden MM, Vlaspolder F, de Graaff CS, Groot T, Bronsveld W, Jansen HM, Boersma WG. Comparison between pathogen directed antibiotic treatment and empirical broad spectrum antibiotic treatment in patients with community acquired pneumonia: a prospective randomised study. Thorax  2005;60:672-8

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