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 Cancer bronchique non à petites cellules - stade IIIA-N2 - Le point sur le traitement en 2007, Dr. JM. Vernejoux, Service des maladies respiratoires, CHU Bordeaux.
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Embolie pulmonaire

Créé le 05/01/2000 Auteur : A. Taytard (Mis à jour le 09/03/2008)
     
     

Sommaire

  • Embolie pulmonaire : épidémiologie
  • Embolie pulmonaire : physiopathologie
  • Embolie pulmonaire : facteurs de risque
  • Embolie pulmonaire : clinique
  • Embolie pulmonaire : examens complémentaires
  • Embolie pulmonaire : complications
  • Embolie pulmonaire : traitement

L'embolie pulmonaire s'inscrit dans le cadre plus général de la maladie thrombo-embolique veineuse (MTE).
2 critères d'analyse :
étiologie
 
facteur de risque transitoire/réversible (environ 40%)
 
facteur de risque permanent (environ 20%, surtout des cancers)
 
idiopathique (30-40%)
extension
 
distale : sous-poplitée
 
proximale : poplitée et au-dessus
 
embolie pulmonaire dont 70 à 90% sont secondaires à une thrombose veineuse profonde des membres inférieurs

La MTE fait courir 3 risques
vital immédiat, moins lié au degré d'obstruction vasculaire qu'à la capacité du ceour droit à générer une pression suffisante ; c'est pourquoi la défaillance cardiaque droite est un facteur prédictif  plus précis que la sévérité de l'embolie pulmonaire.
maladie thrombo-embolique 
HTAP puis coeur pulmonaire chronique post-embolique (rare)

Embolie pulmonaire : épidémiologie

L'incidence annuelle des MTE suspectées cliniquement : 2-3/1000 dans le monde occidental ; elle augmente avec l'âge (de 0,01% chez l'adulte jeune à > 1% au-delà de 60 ans)
 
1/3 est détecté
 
1/3 a une embolie pulmonaire
Le taux de mortalité à 1 an varie de 
 
28% si on inclut les malades atteints de cancer à
 
2% si on les exclut  
25% des embolies pulmonaires non traitées décèdent traitement obligatoire
La mortalité dépend du terrain sous-jacent et de la tolérance hémodynamique
Le taux de morts évitables est estimé à 27-68% des séries autopsiques

On distingue 2 groupes d'embolie pulmonaire
Embolie pulmonaire massives : choc cardiogénique et/ou hypotension  (PA systolique < 90mmHg ; chute de PA 40mmHg pendant plus de 15 min sans épisode arythmique, hypovolémie ou septicémie ; marbrures, refroidissement des extrémités, troubles de la conscience ; oligurie ; confusion mentale ; syncope inaugurale) ; la défaillance cardiaque droite initie un cercle vicieux : augmentation de la demande cardiaque en oxygène, ischémie myocardique (quelquefois infarctus), diminution de la pré-charge cardiaque gauche, incapacité à maintenir l'index cardiaque et la pression artérielle.
Embolie pulmonaire non massives avec un sous-groupe : EP sub-massive (signe échocardiographique ou scannographique de dilatation et d'hypokinésie ventriculaire droite)

Embolie pulmonaire : facteurs de risque

Ces facteurs de risque sont synergiques

Embolie pulmonaire : clinique

Fréquence des symptômes et signes cliniques dans l'embolie pulmonaire (données de l'étude PIOPED)

 

Patients*

Patients sans ATCD cardio-pulmonaires

 

EP confirmée
(n = 260)
(%)

EP confirmée
(n = 117)
(%)

EP non confirmée
(n = 248)
(%)

Symptômes

     

Dyspnée

79

73

72

Douleur pleurale

58

66

59

Toux

40

37

36

Œdème des MI

30

28

22

Douleur des MI

27

26

24

Hémoptysie

16

13

8

       

Signes

     

Râles

59

51

40**

Tachycardie

28

30

24

Galop

27

24

14**

Éclat de B2

21

23

13

TVP

15

11

11

EP : embolie pulmonaire ; ATCD : antécédents ; MI : membres inférieurs
* Patients avec ou sans antécédents cardio-pulmonaires
** p < 0.05

Les erreurs diagnostiques sont aussi fréquentes par excès que par défaut et ce diagnostic, à part les cas caricaturaux, est très difficile.
Dans l'étude PIOPED, aucun des signes cliniques ou complémentaires (biologie, imagerie, ECG) ne permettaient, seuls ou associés, d'affirmer le diagnostic d'embolie pulmonaire même chez les malades sans antécédents cardio-respiratoires

  nécessité d'établir une probabilité clinique (scores).
ces scores ont été définis à partir de populations "ambulatoires" ; leur utilisation doit donc être prudente chez des patients hospitaliésés.

Au total : Caractéristiques cliniques compatibles avec une embolie pulmonaire
Dyspnée et/ou tachypnée ± douleur pleurale et/ou hémoptysie et 2 autres facteurs
    a) absence d'une autre explication clinique raisonnable
    b) présence d'un facteur de risque majeur

Si 
   
a + b présents : forte probabilité
   
a ou b présent : probabilité intermédiaire
   
a et b absents : probabilité faible

Ces symptômes et signes sont utiles au diagnostic d'autant plus qu'ils sont groupés et apparaissent dans un contexte de stase veineuse (chirurgie, accouchement, immobilisation, phlébite, trouble de la coagulation...).

95% des patients atteints d'embolie pulmonaire se présentent selon l'un des 3 tableaux suivants
  infarctus pulmonaire : 65% des patients sans antécédents cardio-pulmonaires
  dyspnée isolée : 22%
  cœur pulmonaire aigu : 8%

Fréquence des symptômes et signes cliniques suivant la présentation clinique dans l'embolie pulmonaire

Infarctus pulmonaire
(n = 119)
(%)

Dyspnée isolée
(n = 31)
(%)

Symptômes

   

Dyspnée

72

100

Douleur pleurale

97

0

Toux

44

35

Œdème des MI

28

39

Douleur des MI

25

32

Hémoptysie

21

0

     

Signes

   

Tachypnée

71

65

Râles

56*

19

Tachycardie

24**

45

Éclat de B2

27

32

TVP

9

10

MI : membres inférieurs ; TVP : thrombose veineuse profonde
* p < 0.02
** p < 0.001

On peut aussi distinguer
Embolie massive : dyspnée, cyanose, collapsus, choc
Embolie de moyenne importance : douleur, hémoptysie, dyspnée, épanchement pleural
Embolie peu importante mais répétée : dyspnée progressive, malaises, fébricule

Score pronostique (mortalité à 30 jours et complications) suivant la présentation clinique dans l'embolie pulmonaire (Pulmonary Embolism Severity Index - PESI - Aujesky, 2005)

Caractéristiques démographiques
âge
âge en années
sexe masculin
+ 10
 
Co-morbidités
cancer
+ 30
insuffisance cardiaque
+ 10
maladie respiratoire chronique
+ 10
 
Signes cliniques
pouls ³ 110/min
+ 20
pression artérielle systolique < 100 mmHg
+ 30
fréquence respiratoire ³  30/min
+ 20
température < 36° C
+ 20
altération de l'état mental
+ 60
saturation O2 < 90 %
+ 20
classe I : £ 65, risque très faible ; classe II : 66 - 85, risque faible ; classe III : 86 - 105, risque intermédiaire ; classe IV : 106 - 125, risque élevé ; classe V : > 125, risque très élevé.

Au total
L'embolie pulmonaire a de nombreuses présentations cliniques
Une suspicion clinique raisonnable est nécessaire pour éviter de passer à coté du diagnostic
Les tests de première ligne (ECG, RT, Gds) permettent d'évaluer la probabilité d'embolie pulmonaire et l'état général du patient


Embolie pulmonaire : examens complémentaires

Radiographie thoracique 

normale dans 25% des cas (Elliott CG.) ; atélectasie en bande ; épanchement pleural isolé ; ascension d'une coupole diaphragmatique ; opacité liée à l'infarctus pulmonaire (dyspnée brutale + RT normale = embolie ?) ; oligémie ; élargissement d'une artère pulmonaire
  exclut d'autres diagnostics différentiels : pneumonie, pneumothorax, fracture de cote
 
ECG  
  normal dans 20% des cas ; tachycardie sinusale ; coeur pulmonaire aigu (S1Q3 ; T négatif de V1 à V3 ; déviation axiale droite ; BBDt) ; fibrillation auriculaire
  exclut : infarctus du myocarde, péricardite aiguë
 
Gaz du sang  
normaux dans 12 à 26% des cas ; embolie 
massive : hypoxémie sévère, hypocapnie, acidose
moyenne : hypoxémie, hypocapnie, pH équilibré
petite, répétitive : pO2 et pCO2 normaux ou abaissés, pH équilibré 
 
D-dimères normaux (méthode ELISA)  
valeur prédictive négative : 98%
Les D-dimères peuvent aussi être augmentés par les infections, les maladies inflammatoires, le cancer, la grossesse qui sont aussi des facteurs de risque de MTE.
 
Marqueurs cardiaques :
troponine : indicateur sensible de la souffrance myocardique ; retrouvée positive chez 10 à 50 % des malades avec EP ; très forte valeur prédictive négative (97 à 100 %) de complication ou de décès en phase aiguë ; faible valeur prédictive positive de complicatrion ou de décès d'autant plus que l'élévation peut se faire après 6 à 12h ; il faut donc les répéter à H24 pour avoir une bonne évalution du risque.
peptide natriurétique B : marqueur de la distension des cellules myocardiques ; indicateur sensible de l'activation neuro-hormonale liée au trouble fonctionnel ventriculaire ; mauvaise capacité à prédire les complication et la mortalité en phase aiguë ; difficulté de définir un seuil séparant le résultat "positif" du "négatif".
 
Échographie Doppler des MI 
forte valeur prédictive positive ; mais un écho-Doppler normal n'exclut pas l'embolie pulmonaire
    patients symptomatiques suspects de thrombose veineuse profonde : sensibilité et spécificité = 97% pour les TVP proximales (fémorales, poplités) ; pour les TVP distales, si la spécificité reste bonne, la sensibilité est plus basse (70 %)
  patients asymptomatiques suspects d'embolie pulmonaire :
TVP proximale retrouvée à l'échographie (sensibilité = 60% ; spécificité = 95%) : le diagnostic d'embolie pulmonaire doit être retenu a priori et le traitement mis en place
TVP distale retrouvée à l'échographie : risque de "surtraitement" ; rechercher l'embolie pulmonaire 
  devant une suspicion de TVP, il est souvent difficile de distinguer entre une TVP aiguë récente et les séquelles d'une TVP antérieure.
 
Échographie cardiaque 
diagnostic rapide de la gravité de l'embolie pulmonaire (permet d'évaluer la dilatation des cavités droites, l'HTAP, le thrombus) ; exclut d'autres diagnostics : choc cardiogénique d'autre origine, dissection aortique
 
Scintigraphie ventilation/perfusion 
  forte valeur prédictive positive si plus de 2 défects de perfusion sans défect de ventilation
  forte valeur prédictive négative si absence de défects de perfusion (risque d'avoir une embolie : 0,2%)
  peu utile chez le malade ayant des antécédents broncho-pulmonaires.
 
Angioscanner  

examen de référence ; sensibilité et spécificité : environ 90% ; valeur prédictive négative : 99 % ; plus efficace pour les atteintes lobaires que segmentaires (visualisation du thrombus après injection) ; peu performant pour les embols distaux mais il est possible que la signification clinique de ces atteintes sous-segmentaires soit négligeable : l'arrêt d'une anticoagulation sur la base d'un angio-TDM normal ne permet d'observer qu'un taux faible de récidives, pas supérieur aux contrôles historiques avec phlébographie.
On réalise quelquefois des coupes tardives (2 à 4 min) permettant une phlébographie du pelvis et des membres inférieurs.

 
Angiographie pulmonaire  
gold standard, mais doit être réservée à des patients chez lesquels les autres méthodes ont laissé un doute
 
IRM 
en cours d'évaluation
 
A part les D-dimères et la scintigraphie, un examen négatif ne permet pas d'éliminer le diagnostic.

Précision des tests diagnostics dans l'embolie pulmonaire

test sensibilité % spécificité %
D-dimère 90-99 40-60
Échographie 35 99
Scintigraphie V/P 98 10
Angioscanner 57-100 78-100
Angiographie 98 94-98

Le choix des tests diagnostiques dépend des moyens disponibles, de l'état du malade, de sa fonction rénale, de l'exposition aux radiations.

Diagnostic différentiels
Ils sont très nombreux : crise d'asthme, pneumopathie, cancer bronchique, spasme oesophagien, crise d'angoisse, infarctus du myocarde, dissection aortique
importance de la stratégie diagnostique

Stratégies diagnostiques
suspicion d'embolie pulmonaire non massive chez le malade ambulatoire
suspicion d'embolie pulmonaire non massive chez le malade hospitalisé
    la forte prévalence d'affections augmentant les D-dimères rend ce test inopérant angioscanner est indiqué d'emblée
suspicion d'embolie pulmonaire massive
    diagnostics différentiels : choc cardiogénique, tamponnade, dissection aortique
    test le plus utile : échocardiographie, mais aussi la mesure des enzymes cardiaques et du BNP ; l'angio-TDM permet de visualiser le trouble fonctionnel du coeur droit et le degré d'obstruction vasculaire.

Embolie pulmonaire : complications

infarctus pulmonaire
épanchement pleural
récidive
mort subite
à long terme, HTAP

Embolie pulmonaire : traitement 

A/ Suspicion/confirmation : URGENCE : risque vital immédiat 

1/ Evaluer le risque
Faible
: anticoagulation seule
Elevé
: thrombolyse, embolectomie (choc cardiogénique)

Mesures 
scores cliniques : cancer, insuffisance cardiaque, thrombose veineuse antérieure, hypotension, hypoxémie, thrombose veineuse au Doppler
échocardiographie
troponine élevée 

2/ Traiter
   a. pendant l'épisode aigu
Hospitalisation
Oxygénothérapie adaptée
Traitement anti-coagulant : débuté dès la suspicion du diagnostic

   Héparinothérapie intraveineuse
   Héparines de bas poids moléculaire, fondaparinux : peuvent être employées dans les embolies non massives
Repos strict au lit
limité aux 24 premières heures d'anticoagulation efficace
Contention veineuse
Si embolie pulmonaire massive (avec instabilité hémodynamique), soins intensifs et 
        ajouter
           support hémodynamique (macro-molécules ± inotropes positifs intra-veineux)
           fibrinolyse : impératif en cas de choc (PA systolique < 90 mmHg ; marbrures, refroidissement des extrémités, troubles de la conscience) ; désobstruction artérielle pulmonaire plus rapide  
        envisager : embolectomie sous circulation extra-corporelle

Fonction rénale : clairance de la créatinine
< 30 mL/min : contre-indication : enoxaparine, fondaparinux ; HNF possibles 

    b. en phase post-critique
Le traitement anticoagulant oral (anti vitamine K) doit être initié très tôt (dès le 3 premier jour)
Le traitement héparinique peut être arrêté quand l'INR a atteint le taux de 2 à 3 pendant 2 jours consécutifs
Contention élastique 24h/24
Déambulation avec contention après 24h d'anticoagulation efficace
La durée de séjour optimale n'est pas connue mais il semble qu'une durée de séjour très courte (4 jours ou moins) s'accompagne d'une mortalité à 30 jours plus élevée (Aujesky, 2008)

  c. au long cours
Antivitamines K ; INR 2/semaine le premier mois ; 1 à 2/mois ensuite
Contention élastique pour limiter le risque de maladie thrombo-embolique (le jour)
Les patients victimes d'un premier épisode d'embolie pulmonaire doivent être traités
    si facteur de risque réversible   3 mois
    si TVP idiopathique 6-12 mois
    ou déficit en AT III, protéine C, S, facteur V de Leyden ; hyperhomocystéinémie
    si TVP récidivant ou un facteur de risque permanent (cancer jusqu'à rémission ; Ac antiphospholipides) 12 mois, quelquefois définitivement.
 

Les indications du traitement au long cours ne sont pas clairement établies (rapport bénéfice/risque en débat) ; un traitement anti-coagulant à faible dose semble donner de bons résultats (Ridker, 2003).

Les filtres veineux : prévention de l'embolie pulmonaire chez des patients avec
    contre-indication absolue des anticoagulants
    TVP récidivantes malgré une anticoagulation adaptée
 
ils réduisent l'incidence des embolies pulmonaires mais augmentent les thromboses veineuses profondes et n'augmentent pas la survie globale
En cas d'hypertension pulmonaire thromboembolique chronique
  Endartériectomie
    Bosentan possible

Bilan étiologique au décours d'un premier épisode d'embolie pulmonaire
On pourra rechercher 
les facteurs précédents
 
les facteurs de risque
Rechercher des anomalies de la coagulation chez les patients comme chez les proches n'a pas fait la preuve de son utilité.  

Cas particulier  
Hypertension artérielle pulmonaire sur maladie thrombo-embolique
Embolie pulmonaire chez la femme enceinte

B/ Prophylaxie

En fonction des facteurs de risque
SC, HBPM, fondaparinux (Dentali, 2007 ; Mismetti, 2000)
Fonction rénale : clairance de la créatinine
< 20 mL/min : contre-indication fondaparinux ; enoxaparine et HNF possibles
Bas de contention (Amarigi, 2000)
En savoir plus...

Pronostic

Embolie 
 
massive : mauvais ; 20-40% de survie
 
moyenne : bon
 
petite : bon mais risque de développer une HTAP
Le risque de mortalité est surtout lié à l'erreur diagnostique ; il existe des scores permettant de distinguer les patients à risque de mortalité faible (Aujesky, 2007)
   Penser à l'embolie pulmonaire c'est adopter le diagnostic et donner des anticoagulants, jusqu'à preuve du contraire

Recommandations de la British Thoracic Society

Cas particulier de la maladie veineuse thrombo-embolique chez les malades atteints de cancer (Noble, 2008)

Les héparines de bas poids moléculaire à pleine dose et au long cours devraient être le traitement de choix pour la  prophylaxie secondaire de la maladie veineuse thrombo-embolique chez tout malade cancéreux quels que soient le stade, le performance status ou le pronostic (grade A, niveau 1b)
Les patients devraient rester sous anticoagulants pendant au moins 6 mois après un premier épisode thrombo-embolique. Cependant, du fait de la tendance thrombo-embolique des patients avec un cancer incurable, une anticoagulation permanente devrait être envisagée (grade B, niveau 1b)
Les anti-vitamines K (Warfarine) ne sont pas recommandés chez les patienst avec une maaldie extensive ou métastatique ou un performance status faible ou un mauvais pronostic (grabe B, niveau 1b)
Pour les patients considérés comme à fort risque de saignement (maladie extensive, métastase cérébrale) on doit envisager une dose pleine d'héparine de bas poids moléculaire pendant 7 jours suivi d'une dose plus faible fixe au long cours (grade B, niveau 2b)
Pour les patients avec des contre-indications aux anti-coagulants, un filtre cave doit être envisagé (grade C, niveau 3)

Réf :
Amaragiri SV, Lees TA. Elastic compression stockings for prevention of deep vein thrombosis. Cochrane Database Syst Rev 2000;3:CD001484
Aujesky D, Obrosky S, Stone RA, Auble TE, Perrier A, Cornuz J, Roy PM, Fine MJ. Derivation and validation of a prognostic model for pulmonary embolism. Am Rev Respir Dis 2005;172:1041-6
Aujesky D, Perrier A, Roy PM, Stone RA, Cornuz J, Meyer G, Obrosky DS, Fine MJ. Validation of a clinical prognostic model to identify low-risk patients with pulmonary embolism. J Intern Med 2007;261:597-604
Aujesky D, Stone RA, Kim S, Crock EJ, Fine MJ. Lenght of hospital stay and postdischarge mortality in patients with pulmonary embolism. Arch Intern Med 2008;168:706-12
Bates SM, Ginsberg JS. Treatment of deep-vein thrombosis. N Eng J Med 2004;351:268-77
BTS. British Thoracic Society guidelines for the management of suspected acute pulmonary embolism. Thorax 2003;58:470-84
Chenu E et al. Quel bilan réaliser au décours d'un premier épisode d'embolie pulmonaire ? Rev Mal Respir 1999;16:1007-17
Dentali F, Douketis JD, Gianni M, Lim W, Crowther MA. Meta-analysis: anticoagulant prophylaxis to prevent symptomatic venous thromboembolism in hospitalized medical patients. Ann Intern Med 2007;146:278-88
Donkers-van Rossum AB. Diagnostic strategies for suspected pulmonary embolism. Eur Respir J 2001;18:589-97
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Goldhaber SZ. Medical progress: Pulmonary embolism. N Eng J Med 1998;339:93-104
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Hughes RJ, Jais X, Bonderman D, Suntharalingam J, Humbert M, Lang I, Simonneau G, Pepke-Zaba J. The efficacy of bosentan in inoperable chronic thromboembolic pulmonary hypertension: a 1-year follow-up study. Eur Respir J 2006;28:138-43
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Noble SIR, Shelley MD, Coles B, Williams SM, Wilcock A, Johnson MJ. Management of venous thromboembolism in patients with advanced cancer: a systematic review and meta-analysis. Lancet Oncol 2008;9:577-84
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Task Force Report. Guidelines on diagnosis and management of acute pulmonary embolism. Chairman : Torbicki A. Eur Heart J 2000;21:1301-36


A lire

- Actualités et perspectives des nouvelles techniques d'imagerie dans le diagnostic de l'embolie pulmonaire - F. Laurent, V. Latrabe - 1998

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