Cancer
bronchique primitif |
| Créé le 12/03/1999 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 05/06/2007) |
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Sommaire
Cancer bronchique primitif
Cancer
bronchique
Fléau social |
I/
Situation du problème
Le cancer est la
première
cause de mortalité chez l'homme ; il représente 30% des décès chez
l'homme tous âges
confondus et 46% des décès entre 55 et 65 ans.
Le cancer est la
deuxième
cause de mortalité chez la femme après les maladies cardio-vasculaires
; il représente 20% des décès chez la femme tous âges et 50% des décès entre
50 et 65 ans.
Le cancer bronchique est le cancer
le plus fréquent chez l'homme ; il est le quatrième cancer chez la femme. La
mortalité par cancer bronchique est 9 fois plus élevée chez
les hommes que chez les femmes.
II/ Facteurs de risque
Liés à
l'environnement
Le tabac est le facteur de risque essentiel,
surtout pour les cancers bronchiques à petites cellules qui
lui sont presqu'exclusivement liés. Mais il en existe d'autres, professionnels
en particulier.
Le pronostic des non-fumeurs atteints de cancer bronchique est moins mauvais
que celui des fumeurs.
Liés à l'hôte
Environ 11% des fumeurs développent un cancer bronchique.
Les études épidémiologiques ont montré qu'un fumeur moyen avait environ
14 fois plus de risque d'avoir un cancer bronchique dont
2,5 fois plus attribuables à des antécédents familiaux de cancer bronchiques.
Les enzymes impliqués dans le métabolisme des carcinogènes du tabac, et
susceptibles d'être modifiés, incluent la famille glutathion-S-transférase
et les enzymes du cytochrome p450.
Réf :
Fox
JL, Rosenzweig KE, Ostroff JS. The effect of smoking status on survival
following radiation therapy for non-small cell lung cancer. Lung Cancer 2004;44:287-93
Tsao
AS, Liu D, Lee JJ, Spitz M, Hong WK. Smoking affects treatment outcome in
patients with advanced nonsmall cell lung cancer. Cancer 2006;106:2428-36 |
III/ Sur
le plan opérationnel
Prévention
Primaire : elle porte sur le tabac ;
c'est certainement la méthode la plus efficace,
mais aussi la plus difficile à mettre en œuvre.
Chimique : elle vise à faire revenir en arrière, supprimer ou prévenir la
carcinogénèse ; de nombreux produits ont été utilisés (vitamine A,
rétinoïdes) sans grand succès ; elle pourra être envisagée dans le contexte
d'une détection précoce.
Dépistage
Il vise à identifier la maladie à
un stade où elle est asymptomatique et guérissable.
Il n'a pas fait la preuve de son efficacité
dans le cancer bronchique.
Cancer
bronchique
Maladie |
CONDUITE GENERALE
1/ Les
signes d'appel
2/ L'imagerie thoracique
3/ L'endoscopie DIAGNOSTIC
4/ Le bilan d'extension
5/ Le traitement
GUERISON ?
Cancer
bronchique
Les signes d'appel |
Dans la plupart des cas les cancers bronchiques
sont diagnostiqués tardivement.
Les symptômes et signes
évocateurs de cancer bronchique peuvent être
liés à
la tumeur
son extension loco-régionale
sa dissémination métastatique
un syndrome paranéoplasique
Mais la découverte peut aussi se faire lors d'un
examen systématique (dépistage ;
bilan d'une
autre pathologie).
A. La tumeur
Empruntés le plus souvent
toux (syndrome
bronchique), signe d'appel le plus fréquent
wheezing (obstruction proximale)
broncho-pneumopathies
suppuration
: abcès pulmonaire
envahissement loco-régional
douleurs (atteintes pleurales, pariétales)
dyspnée
paralysie
phrénique
dysphonie
dysphagie
fistule trachéo-oesophagienne
compression cave supérieure
syndrome de
Pancoast et Tobias
syndrome
pleural
Propres à la tumeur : rares
hémoptysie
Dans une enquête en médecine générale, 7,5% des premières hémoptysies se sont
révélées être liées à des cancers bronchiques ; cette proportion montait à 17%
chez
les
hommes
de
plus de 75 ans (Jones, 2007).
Réf :
Jones R, Latinovic R, Charlton J, Gulliford MC. Alarm symptoms in early diagnosis
of cancer in primary care: cohort study using General Practice Research
Database. BMJ 2007;334:1040 |
B. L'extension
Signes généraux : 3 signes
cardinaux : asthénie, anorexie, amaigrissement. Un
amaigrissement 5%
du poids habituel du sujet en quelques mois, est considéré comme un facteur de
mauvais
pronostic
dans les cancers broncho-pulmonaires.
Métastases
C. Les syndromes paranéoplasiques
Ensemble de signes cliniques accompagnant la présence
du cancer. ils sont nombreux et n'ont pas de valeur pronostique spécifique.
Liés à des substances sécrétées par les cellules cancéreuses ou à la réaction
de l'organisme face à la cellule cancéreuse.
Ils peuvent être la première, et longtemps la seule, manifestation du cancer.
Leur persistance après un traitement à visée curative signe
la persistance de cellules
néoplasiques non éliminées.
Leur réapparition, après une résection complète,
signe la rechute tumorale
même
si
aucun signe
n'est encore
perceptible.
Le
diagnostic de cancer bronchique doit être suspecté chez tout fumeur qui a
connu un changement récent de ses symptômes respiratoires.
Une fois le diagnostic
évoqué le malade doit avoir un
bilan clinique
sur
les signes
d'appel
le thorax (sans oublier les aires sus-claviculaires)
les sites
métastatiques les plus fréquents
les contre indications
thérapeutiques potentielles
l'état général et
nutritionnel
bilan complémentaire
(cf infra)
Cancer
bronchique
Imagerie thoracique |
Radiographie (F + P) : c'est l'examen d'imagerie
initial qui permet de faire l'hypothèse d'un cancer broncho-pulmonaire
Scanner
La TDM du thorax (étendue
en région sous-diaphragmatique jusqu'aux surrénales) est considérée comme
l'outil de base pour la stadification T et N des cancers
bronchiques.
Préalable à l'endoscopie bronchique, elle
en
augmente le rendement ; elle permet aussi les reconstructions.
Lésion |
| |
primitive = Opacité |
|
|
rétractile, systématisée |
atélectasie |
|
non rétractile |
parenchyme (apex) |
|
|
|
dans
ses formes périphériques, il se traduit par une opacité ronde pulmonaire
aux limites floues et irrégulières souvent spiculées ; ces images sont, dans
la majorité
des cas, homogènes mais, quelquefois, excavées. |
|
|
hilaire |
|
|
médiastino-hilaire |
|
|
envahissement
pariétal |
Drainage lymphatique :
relais hilaires (N1) puis médiastinaux (N2) |
Réf :
Laroche
C et al. Role of computed tomographic scanning of the thorax prior to
bronchoscopy in the investigation of suspected lung cancer. Thorax
2000;55:359-63 |
Autres
échographie
RMN 2
indications
contact vasculaire
apex
PET
scan
Il est devenu un élément essentiel du bilan d'extension des
cancers broncho-pulmopnaires ; il dépiste toutes les lésions
dont la taille est > 1 cm ; sa seule limite est l'extension cérébrale
Au total
:
Suspicion de cancer (clinique ;
radiographie thoracique)
TDM thoracique
qui permet d'analyser
la tumeur (T)
son drainage lymphatique (N)
les
métastases (M)
intra-thoraciques, hépatiques et surrénaliennes en un seul temps.
Cancer
bronchique
Endoscopie |
L'endoscopie
bronchique est l'examen de base pour le diagnostic des obstructions
bronchiques.
Elle permet de :
1/ Localiser
la lésion
Ce critère est essentiel pour la classification
T,
N, M. Toute tumeur dont la partie proximale dans l'arbre bronchique se situe
à moins de 2 cm de la caréna est classée T3.
L'autofluorescence permet de découvrir des lésions dysplasiques suspectes.
| |
| Dans
les cancers bronchiques, le rendement
diagnostic de la biopsie est de : |
90 % pour les lésions centrales |
|
80 % pour les lésions périphériques |
> 4 cm |
60-70 % pour les lésions périphériques |
> 2 cm |
30 % pour les lésions périphériques |
< 2 cm |
Il peut
être augmenté, selon les cas, par une aspiration, un brossage ou un lavage
bronchiolo-alvéolaire.
B - L'immuno-marquage
(complément de l'étude morphologique) des prélèvements permet
de
préciser le type anatomo-pathologique de la tumeur
primitive
orienter vers un site primitif devant une image suspecte
de métastase pulmonaire.
 |
Autres méthodes diagnostiques |
|
poumon : ponction
sous TDM |
|
plèvre |
|
médiastin : médiastinoscopie
à droite ; mini-thoracotomie antérieure à gauche ; permettent, en cas de
doute, une exploration plus précise des ganglions médiastinaux. |
Cancer
bronchique
Bilan d'extension |
| |
Cancer
bronchique : bilan d'extension
Toujours réalisé en situation curative ou ciblé sur des
signes d'appel
A discuter en situation palliative.
Il porte sur les sites métastatiques les plus fréquents. |
Pour finir
Implications
thérapeutiques
pronostiques
Décision
par comité pluridisciplinaire
Procédure d'annonce
programme
personnalisé de soin remis au patient
Déclaration pour exonération du ticket modérateur (affection
de longue durée : ALD)
En cas
de risque professionnel
certificat de demande de reconnaissance au titre de la
maladie
professionnelle considérée |
Cancer
bronchique
Thérapeutique
Généralités |
Cancer
bronchique
Cancer bronchique primitif non à petites cellules
Thérapeutique |
Observations générales
Les 2/3 des
patients sont inopérables au moment du diagnostic
La grande majorité
des opérés rechute
80% des rechutes se
font à distance sous forme de métastases
Peu de chance
d'augmenter le taux de guérison par un traitement local
Nécessité de
trouver un traitement général efficace
Résultats
| Stades |
Survie à 5 ans |
| |
|
cTNM |
pTNM |
|
IA |
T1N0M0 |
60 % |
|
|
IB |
T2N0M0 |
38 % |
57% |
|
IIA |
T1N1M0 |
34 % |
55% |
|
IIB |
T2N1M0 |
24 % |
39% |
| T3N0M0 |
22% |
38% |
| IIIA |
T1-3N2M0 |
13% |
23% |
| T3N1M0 |
- |
25% |
| IIIB |
T4N0-2M0 |
7% |
|
| T1-4N3M0 |
3% |
|
| IV |
tout T,N,M1 |
1% |
|
| cTNM : TNM clinique/radiologique
; pTNM : TNM pathologique |
Réf
:
Mountain CF. Revisions in the international system for staging lung
cancer. Chest 1997;111:1710-7 |
La reprise évolutive par métastase est 2 fois
plus fréquente que la rechute locale (20-50% vs 10-25%).
Cancer
bronchique
Cancer bronchique primitif à petites cellules Thérapeutique
|
| Cancer
bronchique à petites cellules |
| C'est
l'un des cancers les plus agressifs |
| Traitement |
Survie |
| Stade |
limité |
disséminé |
| Fréquence |
33%
|
66% |
| Symptomatique
(médiane ; mois) |
3 |
1,5 |
| Chirurgie
(5 ans ; %) |
<
1 |
--- |
| Chimiothérapie |
|
|
mono- (médiane ;
mois)
poly-
médiane (mois)
5 ans (%) |
6
10-14
2-8 |
4
7-11
0-1 |
Chimio-radiothérapie
médiane (mois)
5 ans (%) |
12-16
6-12 |
7-11
0-1 |
Réf :
Ihde DC. Chemotherapy of lung cancer. N Eng J Med 1992; 327: 1434-4 |
Mais l'apport de la radiothérapie
(qui doit être plutôt précoce)
se limite à :
- une diminution du risque de récidive thoracique locale
- une augmentation du taux de survie de 5,4 ± 1,4% à 3 ans, surtout observé chez les malades
jeunes
et dans les formes localisées
- une faible augmentation de la mortalité par toxicité
Réf :
Arriagada R et coll. Effect of
thoracic radiotherapy on mortality in limited small cell lung cancer. A meta-analysis of
13 randomized trials among 2,140 patients. Anticancer Res 1994;14:333-6
Warde P et al. Does thoracic irradiation improve survival and local
control in limited-stage small-cell carcinoma of the lung ? A meta-analysis.
J Clin Oncol 1992;10:890-5
Pignon J et al. A meta-analysis of thoracic radiotherapy for small cell
lung cancer. N Eng J Med 1992;327:1618-24 |
Association radio-chimiothérapie :
une association concomitante est supérieure à une association séquentielle
Relation dose-intensité
La relation entre l’intensification de la
chimiothérapie et l’amélioration du contrôle de la maladie reste discutée
Réf :
Klasa R et al. Dose-intensity meta-analysis of chemotherapy regimens in
small-cell carcinoma of the lung. J Clin Oncol 1991;9:499-508 |
La multiplication des programmes de dépistage augmente
le nombre de petites
tumeurs périphériques conduisant à une exérèse chirurgicale avec un
diagnostic anatomo-pathologique de cancer à petites cellules. Ces équivalents
de stade I opérés ont des taux de survie à 5 ans qui peuvent être élevés et conduisent
à s'interroger sur la règle thérapeutique "non chirurgicale" des cancers à petites
cellules stades I et II de la classification TNM dont la nature anatomo-pathologique
est
connue
avant
la
décision
thérapeutique
initiale.
Réf
Brock MV, Hooker CM, Syphard JE et al. Surgical
resection of limited disease small cell lung cancer in the new era of
platinum chemotherapy: its time has come. J Thoracic Cardiovasc Surg 2005;129:64-72 |
Cancer
bronchique
Cancer bronchique primitif
Sevrage tabagique |
Il est impératif pour les
malades a priori guéris : cancer bronchique non à petites cellules totalement
réséqués
Il est recommandé pour les malades en projet
curatif : cancer bronchique à petites cellules limité
Il ne modifie pas le pronostic pour les
malades en projet palliatif : cancer
bronchique non à petites cellules non réséquable ; cancer bronchique à petites
cellules disséminé
Réf :
Tsao AS,
Liu D, Lee JJ, Spitz M, Hong WK. Smoking affects treatment outcome
in patients with advanced nonsmall cell lung cancer. Cancer 2006;106:2428-36
Videtic GM,
Stitt LW, Dar AR, Kocha WI, Tomiak AT, Truong PT, Vincent MD, Yu EW. Continued
cigarette smoking by patients receiving concurrent chemoradiotherapy for
limited-stage
small-cell lung cancer is associated with decreased survival. J Clin Oncol 2003;21:1544-9 |
Traitement médical : critères
d'efficacité
Ils sont cliniques, radiologiques et endoscopiques.
Ils permettent de définir la réponse objective et d'envisager la suite de la
prise en charge.
Cancer
bronchique
Cancer bronchique primitif
Métastases : traitement |
Une métastase à distance dun cancer
bronchique le fait classer M1 et
en stade IV cest à dire en projet palliatif. Dans quelques rares
cas, une
métastase unique peut être réséquée dans un objectif
curatif.
Métastases
osseuses : l'objectif de leur traitement est d'obtenir le meilleur
confort possible pendant la durée de la survie.
Métastases
cérébrales : quand elle est unique, résécable et que la lésion
primitive peut être contrôlée, la chirurgie d'exérèse doit être conseillée.
Métastases
hépatiques : elles traduisent un cancer déjà avancé ; leur traitement
est symptomatique.
Métastases
surrénaliennes : la coeliochirurgie d'exérèse peut quelquefois
être utile, à but curatif lorsque la lésion primitive peut être contrôlée, pour
prévenir des douleurs souvent difficiles à contrôler lorsqu'on est en situation
palliative.
Métastases
pulmonaires : lorsqu'elle est unique il faut savoir penser à un
second cancer synchrone ou métachrone (cf cancers bronchiques multiples)...
Cancer
bronchique
Cas particuliers |
Les
cancers bronchiques multiples
2 situations :
Découverte simultanée de 2 nodules pulmonaires dans 2 lobes ou poumons
différents : cancer primitif et métastase ou deux cancers primitifs
synchrones ?
Nouveau nodule solitaire pulmonaire 2 à 3 ans après une chirurgie
curative : récidive, métastase ou second cancer primitif (métachrone)
Le cancer bronchique du sujet âgé
Cancer
bronchique
Surveillance |
2 considérations distinctes à prendre
en compte lorsqu’on planifie le suivi d’un patient traité pour
un cancer bronchique, surtout si on était en situation curative
:
- prise en charge des complications liées
au traitement,
- détection des récidives du cancer et/ou
apparition d’un nouveau
cancer primitif vu suffisamment tôt pour permettre un traitement potentiellement
curateur.
1/ Le suivi des complications devrait être le fait du
spécialiste
responsable du traitement et devrait durer 3-6 mois.
2/ Les récidives du
cancer bronchique primitif apparaissent le plus fréquemment
dans les 2 ans mais il y a un risque accru, tout au long de la vie, d’environ
1 à 2% par an de développer un second cancer primitif.
Le programme
de surveillance
est
recommandé, basé sur des visites périodiques, avec
une imagerie et des conseils au patient lui permettant de reconnaître
les symptômes,
devrait être coordonné par
une équipe multidisciplinaire et surveillé par le médecin
qui a fait le diagnostic et initié le traitement du premier cancer.
Les radiographies thoraciques annuelles sont “raisonnables”.
L’utilisation en routine de la tomodensitométrie, des scintigraphies
osseuses, de l’imagerie cérébrale et des marqueurs sériques
n’est pas recommandée pour les cancers du poumon.
Beaucoup de patients ont des suivis plus importants et plus onéreux
malgré le manque d’options curatives pour les récidives
ou la preuve qu’un traitement plus précoce conduit à un meilleur
résultat.
Réf :
Colice GL, Rubins J, Unger M;
American College of Chest Physicians. Follow-up and surveillance of the
lung cancer patient following curative-intent therapy. Chest 2003;123(1
Suppl):272S-283S
Smith
TJ. Evidence-based follow-up of lung cancer patients. Semin Oncol 2003;30:361-8
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Cancer
bronchique secondaire |
Cancer bronchique secondaire
A lire
- Quelle surveillance pour les
cancers bronchiques - JM Vernejoux 1998
- La place des nouvelles drogues
dans le traitement des cancers bronchiques - JP Kleisbauer 1998
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