Tuberculose BCG |
| Créé le 15/07/1999 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 27/07/2007) |
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Sommaire
- Bacille Calmette-Guérin (BCG)
- Mécanismes
initiés par l'inhalation d'un BK
- Risque de tuberculose précoce
- Situation normale
- La technique
- Contre indications médicales à la
vaccination obligatoire
- Sont considérées comme
ayant satisfait à l'obligation vaccinale
- L'IDR à la tuberculine
- Au total, BCG
- Taux de couverture
- Complications
- BCG et autres pathologies
- Prospective vaccinale
- BCG et diagnostic de primo-infection tuberculeuse
BCG : Bacille Calmette-Guérin : mycobacterium
bovis vivant
prévient les tuberculoses
sévères et mortelles de l'enfant ; il est particulièrement
efficace contre les
méningites
: 2003 : 114 méningites dont 2 chez des enfants de moins de 5 ans. 1 méningite évitée
pour 3435 vaccinations
miliaires
: 1 miliaire évitée pour 9314 vaccinations
en
particulier dans les groupes à risque où l'infection tuberculeuse se
fait avant même que la maladie ne soit diagnostiquée chez le sujet
contact, avec un risque de dissémination souvent fatal (Rodrigues,
1993 ; Colditz, 1994 ; Colditz, 1995 ; Trunz 2006).
protège
mal contre les tuberculoses pulmonaires de l'enfant et de l'adulte.
L'immunité conférée par le BCG s'atténue en 10 à 15 ans.
Mécanismes
initiés par l'inhalation d'un BK
La levée de l’obligation vaccinale par
le BCG des enfants et des
adolescents a été annoncée
le 11 juillet 2007.
Cependant, la vaccination BCG fait l’objet d'une recommandation
forte pour les enfants à risque élevé de tuberculose.
Enfants à risque élevé de tuberculose
vaccination
par le BCG recommandée au plus tôt, si possible à la
naissance, ou dès le
premier mois de vie.
Les nourrissons de moins de 3 mois sont vaccinés
par le BCG sans test tuberculinique préalable.
Chez les enfants à risque, non-vaccinés, la vaccination peut être
réalisée jusqu'à l'âge de 15 ans.
La vaccination
ne s’applique qu’aux personnes ayant une intradermoréaction à la
tuberculine négative.
Sont considérés comme enfants à risque élevé (avis
du CSHPF du 9 mars 2007)
les enfants qui répondent au moins à l’un des critères
suivants :
- enfant né dans un pays de forte endémie tuberculeuse ;
- enfant dont au moins l’un des parents est originaire de l’un de ces pays
;
- enfant devant séjourner au moins un mois d’affilée dans l’un
de ces pays ;
- enfant ayant des antécédents familiaux de tuberculose (collatéraux
ou ascendants directs) ;
- enfant résidant en Île-de-France ou en Guyane ;
- enfant dans toute situation jugée par le médecin à risque
d’exposition au bacille tuberculeux notamment enfant vivant dans des conditions
de logement défavorables (habitat précaire ou surpeuplé)
ou socioéconomiques défavorables ou précaires (en particulier
parmi les bénéficiaires de la CMU, CMUc, AME,…) ou en contact
régulier avec des adultes originaires d’un pays de forte endémie.
Les zones géographiques à forte incidence tuberculeuse, selon
les estimations de l’OMS, et en tenant compte de certaines imprécisions
liées aux difficultés du recueil fiable des données épidémiologiques
dans certains pays, sont :
- le continent africain dans son ensemble ;
- le continent asiatique dans son ensemble, y compris les pays du Proche et
Moyen-Orient ;
- les pays d’Amérique Centrale et du Sud ;
- les pays d’Europe Centrale et de l’Est y compris les pays de l’ex URSS ;
- dans l’Union européenne, Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie,
Pologne, Portugal, Roumanie.
Sont soumis à la vaccination
obligatoire par le BCG
Toutes
les personnes inscrites dans les écoles et les établissements préparant aux
professions de caractère sanitaire ou social.
Toutes les
personnes ayant des activités professionnelles dans ces établissements.
Tous
les professionels de santé.
On recommande :
la
suppression de toute revaccination par le BCG pour les membres de ces populations;
le
maintien, sauf contre-indication médicale reconnue (art L3112-1), de l'obligation
d'une primo-vaccination par le BCG à l'embauche pour le personnel non-vacciné ou
n'apportant pas la preuve d'une vaccination antérieure (document écrit ou cicatrice
vaccinale) lorsque le résultat de l'IDR de référence à l'embauche montre une
réaction cutanée inférieure à 5mm.
Sont considérées comme ayant satisfait à l'obligation
vaccinale
Les personnes ayant une IDR à 5U de tuberculine > 5mm.
Les personnes apportant la preuve écrite d'une vaccination par le BCG.
Les personnes présentant une cicatrice vaccinale pouvant être considérée
comme la preuve de la vaccination par le BCG.
Conformément à l’article R. 3112-4 du code de la santé publique,
les personnes pour lesquelles la cicatrice vaccinale est considérée
comme une preuve de la vaccination par le vaccin antituberculeux BCG sont les
personnes nées après la suspension de l’obligation de vaccination
antivariolique par la loi no 79-520 du 2 juillet 1979 relative à la vaccination
antivariolique (Arrêté du 13/07/2004).
La vaccination par le vaccin antituberculeux BCG n’a pas lieu d’être réalisée
chez les personnes ayant
eu une première vaccination, même en cas d’intradermoréaction à la
tuberculine négative.
Pour les personnes que le
Médecin du travail ou de prévention considère comme
particulièrement exposées, l'obligation vaccinale n'est satisfaite qu'après que
ce Médecin aura estimé qu'une nouvelle injection vaccinale n'est pas nécessaire.
(Décret 2004-635 du 30/06/2004)
Le médecin du travail devra participer, sous la responsabilité de
l'employeur, à la
démarche d'évaluation du risque vis à vis de la tuberculose en fonction du
lieu et de la spécificité du poste de travail du professionnel exposés, et
pratiquer une surveillance en suivant les recommandations applicables au
secteur correspondant.
secteur à risque élevé :
lieu délimité où sont accueillis au moins 5 patients tuberculeux bacillifères
par an, ou un lieu délimité où sont manipulés régulièrement des prélèvements
potentiellement contaminés par mycobacterium tuberculosis
secteur à risque
intermédiaire : lieu délimité accueillant de 2 à 4 patients tuberculeux
bacillifères par an
secteur à risque
faible : lieu délimité accueillant moins de 2 patients tuberculeux bacillifères
par an
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3/ La technique |
1 présentation |
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suspension
pour "multipuncture" par bague (Monovax®) retirée
du marché par le laboratoire qui la produisait le 1er
janvier 2006. |
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L'immunisation est plus fréquente par la voie
intradermique (95% d'IDR positives contre 75% avec la bague) qui est donc la voie
recommandée aujourd'hui. |
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Vaccination : technique |
> 12
mois et adultes : 1 ampoule de solvant + 1 ampoule de BCG lyophilisé injection de
0,1mL de la solution |
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| 4/ Contre indications médicales à la
vaccination obligatoire |
Contre-indications définitives |
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Déficits
immunitaires congénitaux ou acquis, notamment
dus au VIH |
Contre-indications temporaires |
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Les
dermatoses étendues en évolution |
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Un enfant né de mère infectée
par le virus de l’immunodéficience humaine présente une
contre-indication au vaccin BCG aussi longtemps que la preuve de sa
non-infection par le VIH n’a pas été faite (Arrêté du
13/07/2004).
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BCG et autres pathologies
Asthme
et allergie
Cancer
Complications
Rare
: < 0,1%
Locale
: suppurations subaiguës : induration érythémateuse centrée sur une ulcération
suitante apparaissant en 2 à 4 semaines pansement
sec si nécessaire pour protection ; cicatrisation en quelques mois ; évolution
le plus souvent spontanément favorable. Si ulcération volumineuse ou traînante
( 6
sem) ou abcès au point d'injection : isoniazide ± rifampicine
pendant au moins 1 mois, ponction-aspiration voire drainage si nécessaire.
Régionale
: adénomégalies axillaires
inflammatoires ; plus fréquentes lorsque le vaccin est fait dans les premiers
mois de la vie ; les traitements médicaux ne modifient pas leur taux de survenue
(Goraya, 2001) ; elles se comportent comme des adénites tuberculeuses traitées
(augmentation de taille, collection, fistulisation) ; résolution spontanée
dans 20-85% des cas en 9-12 mois en moyenne (Singla, 2002) ; pouvant
nécessiter un traitement spécifique : ponction à l'aiguille chez l'enfant diminue
l'incidence des fistulisations (Banani SA, 1994) ; injections locales d'isoniazide
ou rifampicine (Noah PK, 1993) ; chirurgie efficace pour les adénomégalies > 1
cm (Hengster, 1997) ; en cas d'infection par le VIH, traitement antituberculeux
systématique.
BCGite (diffusion
hématogène : poumon, méninges, os, foie) exceptionnelles sauf en cas d'immunodépression
; d'autant plus fréquente que le sujet est plus jeune et la technique insuffisante
; traitement par BCG de certains cancers (vessie) ; guérison à 100% avec isoniazide,
rifampicine + prednisone pendant 3 mois (Elkabani, 2000).
Prospective vaccinale
BCG recombinant : destruction du gène de l'uréase du BCG et addition d'un
gène permettant de percer la membrane des phagosomes accès
des Ag du BCG aux CMH de classe I et II et activation des cellules T CD4+ et
CD8+ (Kaplan, 2005).
L'intra-dermo
réaction à la tuberculine
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Réf
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