respir.com
respir.com
 

Un site de la Fédération Girondine de Lutte contre les Maladies Respiratoires
Association loi de 1901 reconnue d'utilité publique
respir.com

La Revue de RespirWebConférencesDiaporamas & PrésentationsInscriptionContact

Respir.com est un site gratuit mis en ligne pour tous par la FGLMR. Il n'a pas recours à la publicité.

S'il vous est utile, aidez-nous à le maintenir en ligne (Cliquez ici).

base documentaire
contact
collaborateurs
recherche approfondie
imagerie
bibliographies
formation santé
Université de Bordeaux II
tabacologie
cas cliniques

Infections respiratoires basses communautaires
Pneumopathie
Notion d'antibiothérapie probabiliste

Créé le 15/07/1999 Auteur : A. Taytard (Mis à jour le 30/10/2006)
     
     

Constat
pas de tableau clinique ou radiologique suffisamment sensible et spécifique pour prédire le micro-organisme responsable
pas d'examen permettant d'obtenir, en pratique courante, un diagnostic microbiologique rapide et fiable
pas de molécule permettant de couvrir l'ensemble des bactéries potentiellement en cause avec un rapport bénéfice/risque favorable et un recul d'utilisation suffisant
importance pronostique d'un traitement initial adapté et rapidement mis en œuvre

Le choix de la stratégie thérapeutique dépend du niveau de gravité et de risque et tient compte des traitements qui ont été administrés avant la prise en charge hospitalière du patient.

Ce type d'antibiothérapie est basée sur

1/ état du sujet
(niveau de gravité et risque d'évolution défavorable)
2/ connaissance de l'épidémiologie des agents infectieux

Adulte présumé sain sans signe de gravité
1- En première intention
suspicion de pneumonie à pneumocoques : pénicilline A, 3g/j po
suspicion de pneumonie à germes atypiques : macrolide (excepté azithromycine) (sujet < 40 ans)
doute sur l'étiologie : pénicilline A, 3g/j et réévaluation à 48h ou antibiothérapie active sur les 2 types de germes : pristinamycine, télithromycine ; fluoroquinolones actives sur les pneumocoques (lévofloxacine, moxifloxacine) si intolérance ou contre-indication aux antibiotiques précédents
Durée du traitement : 7-14 jours
Contrôle de l'efficacité à 48-72h

2- En seconde intention : si le premier antibiotique choisi est en échec
mono-thérapie à spectre différent : péni A vs macrolides
mono-thérapie à plus large spectre : télithromycine, pristinamycine, fluoroquinolones actives sur le pneumocoque
bi-thérapie, rarement


3- En troisième intention : deux échecs d'antibiothérapie probabiliste bien faite 
envisager l'inobservance du malade
reconsidérer le diagnostic (envisager une endoscopie bronchique).

Sujet fragile "à risque" (> 65 ans et/ou avec co-morbidité sans signe de gravité)
1- En première intention : l'efficacité étant nécessaire dans des délais brefs
pénicilline A + inhibiteur ß-lactamase (3g/j)
céphalosporine de 3ème génération injectable (ceftriaxone)
fluoroquinolones actives sur le pneumocoque
-bi-thérapie, exceptionnellement
Durée du traitement : 7-14 jours

2- En seconde intention
reconsidérer le diagnostic
envisager une hospitalisation pour explorations et traitement

Pneumopathie grave d'emblée
Risque vital engagé    Hospitalisation d'emblée.

Algorithme

    

Critères de surveillance
courbe thermique
signes fonctionnels espiratoires
SpO2

Types de réponse
Réponse favorable à 48-72 h : amélioration des paramètres cliniques
Réponse favorable au-delà de 72 h : guérison clinique ; la radiographie peut nécessiter 4-8 semaaines pour se normaliser
Pneumonie lentement résolutive : sujet âgé ; bactérie particulière ; co-morbidités

En l’absence d’amélioration au troisième jour 
pas d'amélioration voire aggravation des paramètres cliniques (fièvre)
radiographie thoracique de contrôle : pleurésie purulente ?
évolution confrontée aux données microbiologiques : antibiothérapie inadaptée à l'antibiothérapie ? infection nosocomiale ? germe autre qu'une bactérie ?
avis spécialisé
: endoscopie ?

En l’absence d’amélioration après le troisième jour
pas d'amélioration voire aggravation des paramètres cliniques d'un seul tenant ou en 2 temps
complication locale de la pneumonie ou infection nosocomiale surajoutée
complication respiratoire non infectieuse surajoutée (OAP, sténose bronchique, embolie)
cause non bactérienne (vascularite, pneumopathie d'hypersensibilité aux médicaments)
avis spécialisé : endoscopie ?

En cas d’amélioration du patient une adaptation de l’antibiothérapie est envisagée 
passage de la voie parentérale à la voie orale
passage d'une bithérapie à une monothérapie (passage d'un traitement correspondant à un niveau 2 ou 3 à un traitement coespondant au niveau 1)

Durée du traitement antibiotique (cette durée comprend le traitement prescrit à la sortie du patient)
En absence de documentation bactériologique le traitement est poursuivi 10 jours après obtention de l’apyrexie (température < 37,8 °C).
En présence d’une documentation bactériologique, la durée de l’antibiothérapie est adaptée au germe supposé responsable de l’infection.

Réf :
Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (afssaps) : www.afssaps.sante.fr : Antibiothérapie par voie générale en pratique courante : infections respiratoires basses de l'adulte. Réactualisation 2005

En savoir plus...

Conflits d’intérêts : l’auteur n’a pas transmis de conflits d’intérêts concernant les données publiées dans ce texte.

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.

Tous droits réservés
© Fédération Girondine de Lutte contre les Maladies Respiratoires (FGLMR) 2017

Usage strictement personnel. L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la licence de droits d'usage et mentions légales, en accepter et en respecter les dispositions.

Respir.com est enregistré à la C.N.I.L. sous le n°757727 VERSION 1