Embolie pulmonaire
Clinique |
| Créé le 21/10/2011 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 21/10/2011) |
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Embolie
pulmonaire : clinique probabilité clinique
Fréquence des symptômes et signes cliniques
dans l'embolie pulmonaire (données de l'étude PIOPED)
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Patients* |
Patients sans ATCD cardio-pulmonaires |
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EP confirmée
(n = 260)
(%) |
EP confirmée
(n = 117)
(%) |
EP non confirmée
(n = 248)
(%) |
Symptômes |
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Dyspnée |
79 |
73 |
72 |
Douleur pleurale |
58 |
66 |
59 |
Toux |
40 |
37 |
36 |
dème des MI |
30 |
28 |
22 |
Douleur des MI |
27 |
26 |
24 |
Hémoptysie |
16 |
13 |
8 |
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Signes |
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Râles |
59 |
51 |
40** |
Tachycardie |
28 |
30 |
24 |
Galop |
27 |
24 |
14** |
Éclat
de B2 |
21 |
23 |
13 |
TVP |
15 |
11 |
11 |
EP : embolie
pulmonaire ; ATCD : antécédents ; MI : membres inférieurs
* Patients avec ou sans antécédents cardio-pulmonaires
** p < 0.05
Les erreurs diagnostiques sont
aussi fréquentes par excès que par défaut et ce diagnostic, à part les cas
caricaturaux, est très difficile.
Dans l'étude PIOPED, aucun des signes cliniques ou complémentaires (biologie,
imagerie, ECG) ne permettait, seul ou associé, d'affirmer le diagnostic
d'embolie pulmonaire même chez les malades sans antécédent
cardio-respiratoire.
L'EP doit être soupçonnée devant toute aggravation de dyspnée, douleur thoracique ou hypotension durable sans autre cause évidente nécessité d'établir une probabilité clinique (scores).
Ces
scores ont été définis à partir de populations "ambulatoires" ; leur utilisation
doit donc être prudente chez des patients hospitalisés.
Ces symptômes et
signes sont utiles au diagnostic d'autant plus qu'ils sont groupés et apparaissent dans
un contexte de stase veineuse (chirurgie, accouchement, immobilisation, phlébite, trouble
de la coagulation...).
95 %
des patients atteints d'embolie pulmonaire se présentent
selon l'un des 3 tableaux suivants
infarctus
pulmonaire : 65 % des patients sans antécédent cardio-pulmonaire
dyspnée
isolée : 22 %
cur
pulmonaire aigu : 8 %
Fréquence des symptômes et signes
cliniques suivant la présentation clinique dans l'embolie pulmonaire
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Infarctus pulmonaire
(n = 119)
(%) |
Dyspnée isolée
(n = 31)
(%) |
Symptômes |
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Dyspnée |
72 |
100 |
| Douleur pleurale |
97 |
0 |
Toux |
44 |
35 |
dème des MI |
28 |
39 |
Douleur des MI |
25 |
32 |
Hémoptysie |
21 |
0 |
| |
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Signes |
|
|
Tachypnée |
71 |
65 |
Râles |
56* |
19 |
Tachycardie |
24** |
45 |
Éclat
de B2 |
27 |
32 |
TVP |
9 |
10 |
MI : membres inférieurs ; TVP : thrombose
veineuse profonde
* p < 0.02
** p < 0.001
On peut aussi distinguer
Embolie
massive : dyspnée, cyanose, collapsus, choc
Embolie
de moyenne importance : douleur, hémoptysie, dyspnée, épanchement pleural
Embolie
peu importante mais répétée : dyspnée progressive, malaises, fébricule
Score pronostique (mortalité à 30 jours et complications) suivant la présentation
clinique dans l'embolie pulmonaire
Au total
L'embolie pulmonaire a de nombreuses présentations cliniques ; la sévérité des symptômes n'est pas toujours corrélée à l'importance de l'EP.
Une
suspicion clinique raisonnable est nécessaire pour éviter de passer à coté
du diagnostic.
Les
tests de première ligne (ECG, RT, Gds) permettent d'évaluer la probabilité d'embolie
pulmonaire et l'état général du patient.
Conflits d’intérêts : l’auteur n’a pas transmis de conflits d’intérêts concernant les données publiées dans ce texte.
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