Métastase cérébrale unique et Cancer bronchique primitif |
| Créé le 15/07/1999 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 29/10/2006) |
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Métastase
cérébrale
prévalente
(initiale) :
environ 10 %
incidente
:
20 %
Survie des KB avec métastase cérébrale
: 3 à 6 mois.
5 types de traitements peuvent être
envisagés sur la métastase cérébrale.
1/ Traitement symptomatique
Corticothérapie : amélioration substantielle chez 80 % des malades traités.
Anti-convulsivants chez les malades avec crises épileptiques ou en période péri-opératoire.
Traitements hypertoniques (mannitol, glycérol) sont souvent une aide utile.
2/ Chimiothérapie
Ne franchit pas toujours dans de bonnes
conditions d'efficacité la barrière hémo-méningée.
3/ Radiothérapie
30Gy en 10 fractions sur
l'ensemble de l'encéphale complétée d'une surimpression de 15Gy en 5 fractions sur la
lésion
40Gy en 20 fractions sur l'ensemble de l'encéphale complétée d'une
surimpression de 20Gy en 10 fractions sur la lésion ;
La radiothérapie doit souvent
s'accompagner d'une corticothérapie.
Médiane de survie : 12 mois avec récidive à l'origine
du décès dans 50% des cas.
Effets secondaires immédiats, dus à
l'œdème cérébral, peuvent se traduire par une aggravation de la symptomatologie, voire
une somnolence ; ils justifient une corticothérapie d'accompagnement.
Séquelles radiques cérébrales,
retardées, apparaissent au-delà de 6 mois sous la forme de troubles de l'attention, de
la mémoire mais aussi quelquefois de confusion ou de démence ; elles traduisent des
démyélinisations diffuses ou des atrophies cérébrales. Ces séquelles sont souvent
aggravées par des chimiothérapies neuro-toxiques. Elles sont essentiellement liées à
la dose unitaire de chaque séquence.
4/ Chirurgie
4 critères sont habituellement retenus :
- l'accessibilité : ces tumeurs sont souvent "extra-cérébrales" et
parfaitement extirpables sans séquelles,
- le risque fonctionnel, voire vital, pour le malade, et surtout lorsqu'il existe une
lésion de la fosse postérieure,
- une forme anatomo-pathologique peu radiosensible,
- une survie estimée supérieure à 6 mois.
L'indication est d'autant plus retenue que le
cancer primitif est contrôlable c'est à dire KBPC controlé par la chimiothérapie
et
cancer bronchique non à petites cellules (KBNPC) résécable sans autre site
métastatique (stades I et II).
On intervient sur le cerveau en premier ; le délai entre les 2 chirurgies ne
doit pas dépasser 3 semaines.
5/ Radio-chirurgie
Pescrite dans les mêmes conditions que la chirurgie
6/ Associations
a. Radio-chirurgie
C'est la technique qui semble, dans les KBNPC,
donner les plus longues survies du fait d'un nombre moins important de récidives. Cela est surtout vrai lorsque la chirurgie est première ; cela l'est moins
lorsque la chirurgie suit un échec de radiothérapie.
b. Radio-chimiothérapie
Elle est séduisante en termes de réponse ; mais la toxicité cérébrale est
potentialisée lorsque l'administration est simultanée, ou lorsque la chimiothérapie est
administrée après la radiothérapie.
STRATÉGIES
- Métastase prévalente ou simultanée
- Métastase incidente
1/ Métastase prévalente ou simultanée
On est devant un KB stade IV.
La décision thérapeutique
dépend du rapport (confort + survie / tolérance) de la stratégie thérapeutique
envisagée.
a. KB thoracique éradicable, pas d'autre
site métastatique
Double chirurgie ?
Taux de survie après exérèse
chirurgicale de la tumeur pulmonaire primitive et de la métastase cérébrale simultanée
| Séries |
Patients
(N) |
Mort
per-op (%) |
Survie
(%) |
| 6 mois |
1 an |
2 ans |
5 ans |
| TORRE (1988) |
21 |
0 |
71 |
|
29 |
24 |
| HANKINS (1988) |
19 |
0 |
|
65 |
|
45 |
| MAGILLIGAN (1986) |
41 |
2 |
|
55 |
31 |
21 |
| SUNDARESAN (1986) |
32 |
2 |
83 |
66 |
48 |
|
| MUSSI (1985) |
20 |
0 |
|
80 |
60 |
34 |
| DEVIRI (1983) |
11 |
|
73 |
64 |
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Réf
:
D'après : Andrews
RJ,
Kirby RP. Improved survival with surgical treatment of both primary lung cancer and brain
metastases. The Lancet, 1989, December 16 |
Dans le cas où les 2 sites paraissent
pouvoir être éradiqués au moment du diagnostic, c'est la double chirurgie complétée
d'une irradiation cérébrale qui semble donner les meilleures chances de guérison au
malade.
b. KB non éradicable
S'il n'y a pas d'autre site métastatique engageant le pronostic à court terme, et que le
KB est contrôlé, il faut choisir l'exerèse neuro-chirurgicale chaque fois qu'elle est
possible, complétée d'une irradiation cérébrale.
Sinon l'irradiation seule sera proposée mais
rien ne permet aujourd'hui de définir le moment optimum de cette intervention
thérapeutique, dès la découverte ou dès l'apparition des symptômes en cas de
localisation sans risque vital.
2/ Métastase incidente
2 situations peuvent à nouveau se présenter.
a. KB contrôlé localement
Cas de la métastase prévalente isolée : l'exérèse donne
au malade la meilleure chance palliative et une chance supplémentaire de guérison.
b. KB non contrôlé localement
Radiothérapie, éventuellement complétée d'une chimiothérapie en cas de KBPC.
Au total, devant une métastase unique d'un
KB, la décision sera fonction de plusieurs facteurs
- état général
- importance du déficit neurologique et sa réponse à la corticothérapie
- contrôle de la tumeur primitive
- accessibilité de la métastase cérébrale
- intervalle entre l'apparition du KB et de la métastase cérébrale.
A consulter :
Métastase cérébrale unique
et cancer bronchique primitif
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