BPCO Classes de sévérité
Groupes de risque d'exacerbation |
| Créé le 13/06/2000 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 21/04/2012) |
| |
|
|
| |
|
|
La BPCO se caractérise par une obstruction bronchique qui n'est "pas totalement réversible" (ce dernier critère n'est pas défini dans GOLD).
La spirométrie est essentielle au diagnostic et permet d'évaluer la sévérité de la BPCO.
La sévérité de l'obstruction dans la BPCO est jugée sur le VEMS
post-bronchodilatateur (habituellement 400 µg de salbutamol mais aussi jusqu'à 160 µg d'anticholinergiques voire les 2 associés).
| |
Stades |
Obstruction
bronchique |
EFR |
| 0 |
à
risque |
EFR normale
symptômes chroniques
(toux, expectoration) |
| Obstruction |
VEMS/CVF
< 70 % |
 |
I |
légère |
VEMS ³
80 %
avec/sans symptômes chroniques
(toux, expectoration) |
| |
II |
modérée |
50 % VEMS <
80 %
avec/sans symptômes chroniques
(toux, expectoration, dyspnée) |
| |
III |
sévère |
30 % VEMS <
50 %
avec/sans symptômes chroniques
(toux, expectoration, dyspnée) |
 |
IV |
très sévère |
VEMS <
30 % ou
VEMS 50 % plus
insuffisance respiratoire
(PaO2 < 60mmHg avec/sans PaCO2 > 50mmHg) ou
insuffisance cardiaque droite clinique |
Ces critères sont ceux de GOLD, l'ATS et l'ERS.
Le stade 0 est conservé comme stade "à risque" bien que seuls 20 % environ des
"stades 0" évoluent vers les autres stades, pour simplifier, passent de la
bronchite chronique à la BPCO. Il est vraisemblable, d'ailleurs, que le chiffre de 20 % est très sous-estimé.
GOLD ne considère pas le degré de réversibilité (avec bronchodilatateur ou corticoïdes) comme un élément du diagnostic différentiel avec l'asthme ; cependant, les critères de réversibilité retenus sont ceux de l'asthme (GINA).
L'étude ECLIPSE (Evaluation of COPD Longitudinally to Identify Predictive Surrogate Endpoints) a montré que l'âge et les paquet-années de tabac n'étaient pas différents selon les stades GOLD, que dans chaque stade une proportion importante de malades ne rapportait aucune plainte, pas d'exacerbation ni de limite à l'exercice, même dans les formes sévères.
L'obstruction bronchique n'est que peu liée à la dyspnée, à l'état de santé, au test de marche de 6 minutes et au nombre d'exacerbations rapportées sur un an.
Les co-morbidités apparaissent indépendantes du degré d'obstruction bronchique.
Cela souligne sans doute que le VEMS ne reflète pas la complexité de la maladie et que la prise en charge ne doit pas prendre en compte uniquement les critères spirométriques.
Groupes de risque d'exacerbation selon GOLD décembre 2011 intégrant symptômes, spirométrie et exacerbations
groupe A : risque bas, peu de symptômes : GOLD I ou II et/ou 0-1 exacerbation/an et mMRC grade 0-1 ou CAT < 10
groupe B : risque bas, plus de symptômes : GOLD I ou II et/ou 0-1 exacerbation/an et mMRC grade ≥ 2 ou CAT ≥ 10
groupe C : risque élevé, peu de symptômes : GOLD III ou IV et/ou ≥ 2 exacerbations/an et mMRC grade 0-1 ou CAT < 10
groupe D : risque élevé, plus de symptômes : GOLD III ou IV et/ou ≥ 2 exacerbations/an et mMRC grade ≥ 2 ou CAT ≥ 10
Le paramètre le plus défavorable fixe le niveau de sévérité.
Réf :
AgustiA, Calverley PM, Celli B, Cioxon HO, Edwards LD et al. Characterization of COPD heterogeneity in the ECLIPSE cohort. Respir Res 2010;11:122 |
D'autres mesures peuvent être utilisées pour évaluer la gravité
et l'évolution de la maladie
capacité
inspiratoire
dyspnée
masse
maigre
capacité
d'exercice
état
de santé lié à la respiration
co-morbidité
(dépression)
index
multidimentionnels (BODE)
exacerbations
dans leurs différents aspects de fréquence et de gravité
Surveillance en fonction du stade
Traitement en
fonction du stade
Conflits d’intérêts : l’auteur n’a pas transmis de conflits d’intérêts concernant les données publiées dans ce texte.
|