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BPCO
Sommeil

Créé le 15/07/1999 Auteur : A. Taytard (Mis à jour le 05/06/2008)
     
     

Troubles du sommeil et BPCO
Les plaintes portant sur le sommeil viennent au 3ème rang des symptômes rapportés par les malades BPCO après la dyspnée et la fatigue qui sont, d'ailleurs, souvent confondues.
53 % des patients BPCO se plaignent d'insomnie contre 36 % (p < 0.005) d'une population comparable sans BPCO ; il s'agit de difficultés d'endormissement, de réveils précoces, de difficultés à se rendormir. 26 % se plaignent d'hypersomnolence diurne contre 11 % dans une population sans BPCO (Klink, 1987).
L'architecture du sommeil est souvent très perturbée chez ces patients (réduction du sommeil paradoxal, du temps total de sommeil, de l'efficacité du sommeil, augmentation des éveils.
Bien que les effets de ces troubles du sommeil n'aient pas été spécifiquement évalués chez ces malades, on sait que l'insomnie est liée à plus de fatigue, moins d'efficacité cognitive, plus d'anxiété, plus de risques de blessures ou d'accidents et plus de risques de troubles psychiatriques (dépression, anxiété, dépendance à la nicotine) dont on sait que la prévalence est élevée chez les maaldes BPCO.

Les causes de ces troubles du sommeil sont multiples dans les BPCO
- les mucosités, la toux, les efforts inspiratoires augmentent la fréquence des éveils ;
- la dyspnée nocturne aggravée par la position couchée ;
- la désaturation de l'hémoglobine augmente la ventilation et les efforts respiratoires, et les éveils ;
- la dépression et l'anxiété
- les médicaments utilisés
- les apnées du sommeil

Les effets du traitement des BPCO sur le sommeil sont controversés. Les b2-agonistes ne modifient pas la qualité du sommeil ; l'ipratropium améliore peut être la qualité subjective du sommeil ce qui ne semble pas être le cas du tiotropium. On n'a pas de données sur les corticoïdes inhalés mais les corticoïdes systémiques semblent diminuer le temps de sommeil paradoxal. L'effet des bases xanthiques est discuté de même que celui de l'oxygénothérapie.

En pratique, si les plaintes concernant le sommeil persistent après la mise en place d'un traitement adapté de la BPCO, il faut envisager les co-morbidités causes d'insomnie et les traiter. Au-delà, un traitement symptomatique peut être nécessaire.
Les agents hypnotiques peuvent être utilisés avec prudence et doivent être évités, si possible, chez les malades avec BPCO sévères.

Désaturation nocturne
Une désaturation nocturne significative est relativement fréquente chez les malades BPCO peu ou pas hypoxémiques le jour, en particulier chez ceux dont la PaO2 diurne se situe entre 60 et 70 mmHg ; cette désaturation nocturne est rarement sévère.

L’hypoxémie nocturne isolée, qui caractérise le SAOS simple, mais également certaines BPCO avec hypoxémie diurne absente ou modeste, est suffisante pour entraîner le développement d’une HTAP permanente.

L'hypoxémie nocturne, dans les BPCO, n'est pas une cause de perturbation du sommeil et ne constitue pas un facteur de réveil contrairement aux SAOS. L'oxygénothérapie n'améliore pas la qualité du sommeil.

Il n’y a pas actuellement d’arguments suffisants pour traiter par OLT nocturne des malades BPCO peu hypoxémiques (ou non hypoxémiques le jour) et désaturateurs nocturnes. On n’a pas démontré que, chez ces malades, l’OLT nocturne a des effets hémodynamiques pulmonaires favorables et améliore l’espérance de vie.

L'OLT habituellement prescrite aux IRCG doit couvrir la période nocturne et, s'il est nécessaire, chez ces malades de contrôler l'oxymétrie nocturne, il est rare que l'on ait besoin de modifier le débit d'oxygène nocturne.

Ronflement
Forte prévalence du ronflement parmi les sujets avec bronchite chronique

Apnées/hypopnées du sommeil
La prévalence estimée des apnées obstructives du sommeil était de 5,4 % pour les bronchitiques chroniques et 2,3 % pour les sujets sains sur le plan respiratoire.

Réf : 
Larsson LG, Lindberg A, Franklin KA, Lundback B. Obstructive Lung Disease in Northern Sweden Studies. Obstructive sleep apnoea syndrome is common in subjects with chronic bronchitis. Report from the Obstructive Lung Disease in Northern Sweden studies. Respiration 2001;68:250-5
Weitzenblum E et al.  Hypoxémie nocturne isolée et hypertension artérielle pulmonaire permanente. Rev Mal Respir 1998;15:743-51

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