Manifestations respiratoires des Polymyosites et dermatomyosites |
| Créé le 04/05/2000 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 21/01/2007) |
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Ces atteintes font partie des myopathies
inflammatoires faiblesse
musculaire due à l' inflammation du
muscle.
Elles sont très rares mais l'atteinte pulmonaire est très fréquente.
On distingue :
les
pathologies directement liées à l'atteinte musculaire
pneumonie
d’inhalation en rapport avec des troubles de la déglutition,
atteinte
diaphragmatique
les atteintes inflammatoires
systémiques
pneumopathies interstitielles diffuses (PID) / maladies infiltratives diffuses
(MID)
Elles se
divisent en trois grandes entités :
la polymyosite (PM),
la dermatopolymyosite (DM), la plus commune ; touche surtout
la femme dans l'enfance et à partir de
50 ans.
la myosite à inclusion (MI) plus fréquente chez l’homme
de plus de 50 ans
Sur
le plan clinique on note
un syndrome myogène douloureux avec faiblesse musculaire proximale
une dysphagie
fréquente (40-45%)
des signes généraux : fièvre, amaigrissement
mais aussi,
des arthralgies, un
phénomène de Raynaud, une vascularite, une
atteinte cardiaque (rythme, conduction), des signes cutanés en cas de
dermatomyosite (rashs majorés sur les articulations métacarpophalangiennes
et interphalangiennes, photosensibilisation ; mains rugueuses, « sales »,« mains
de mécaniciens »).
sur
le plan biologique on note
un syndrome inflammatoire
une élévation des enzymes musculaires : CPK, aldolase, myoglobine
sur
le plan immunologique
(anticorps)
Ac
anti-noyaux (anti-SRP)
Ac anti-ECT
facteur rhumatoïde
Ac anti JO 1
Ac anti-PM
Electromyogramme
Biopsie
musculaire
Atteintes pulmonaires
Maladies
infiltratives diffuses du poumon
Elles font partie des étiologies MID et ont leurs caractéristiques cliniques,
radiologiques et fonctionnelles.
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Réf :
Bonnefoy
O, Ferretti , Calaque O, Coulomb M, Begueret H, Beylot-Barry M, Laurent F.
Serial chest CT findings in interstitial lung disease associated with
polymyositis-dermatomyositis. Eur J Radiol 2004;49:235-44 |
Atteintes musculaires respiratoires
Elles provoquent un trouble ventilatoire restrictif avec hypoventilation alvéolaire et apparition
d'une hypercapnie, surtout pendant le sommeil ; la corticothérapie peut aggraver ce tableau en aggravant la
myopathie.
Pneumopathie d'inhalation
La maladie musculaire favorise les fausses routes dont l'effet peut être aggravé par
l'inefficacité de la toux (15-20 %).
L'apparition d'une hypercapnie
marque un tournant évolutif de la maladie ; elle traduit l'apparition d'une
hypoventilation alvéolaire.
Etiologie
idiopathique
associée à une autre collagénose :
Polyarthrite rhumatoïde, lupus...
paranéoplasique
prise de D-pénicillamine
Traitement
corticoïdes
échanges plasmatiques
immunosuppresseurs : cyclophosphamide,
méthotrexate
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