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Pneumocoque

Créé le 15/07/1999 Auteur : A. Taytard (Mis à jour le 26/08/2009)
Révisé le 26/08/2009 J. Texier-Maugein  
     

 

Examen direct d'un prélèvement bronchique : pneumocoque capsulé

Réf : Laboratoire de bactériologie, Hôpital du Haut-Lévêque, Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux

Pneumonie à pneumocoque

 Responsable principal des 5 millions de décès observés chaque année dans le tiers monde chez des enfants âgés de moins de 5 ans atteints d'infection respiratoire basse
 Augmentation du nombre de souches résistantes à la pénicilline
 Colonisation fréquente du rhino-pharynx, sans symptôme
 Infection broncho-pulmonaire dépend de la virulence du pneumocoque, des défenses de l'organisme, d'une infection virale préalable
 Normalisation toujours quasi-totale du poumon, après guérison de la pneumonie, quelle que soit l'importance de l'infection

Réf
Catterall JR. Streptococcus Pneumoniae Thorax 1999;54:929-37

Antibiotiques

Augmentation importante de la résisance in vitro du pneumocoque pendant les 30 dernières années.
6 sérotypes (6A, 6B, 9V, 14, 19F, 23F) représentent plus de 80 % des pneumocoques résistants aux pénicillines et aux macrolides.
Les résistances varient avec le pays et le temps.
Malgré l'augmentation des résistances dans le monde, le taux de décès par pneumococcies invasives n'a pas augmenté posant le problème de la relation entre les résistances et les échecs thérapeutiques et donc de la pertinence clinique de la résistance in vitro.
Les échecs thérapeutiques sont souvent liés à des facteurs indépendants de la susceptibilité antibiotique du micro-organisme soit lés à l'hôte, soit liés à des facteurs touchant la virulence intrinsèque de la bactérie.
Les taux de mortalité sont plus élevés en cas d'atteinte multilobaire, d'insuffisance rénale, de besoin de soins intensifs, d'hypoxémie, de modifications sévères des paramètres physiologiques et d'autres co-morbidités.
Cette absence d'impact de la résistance peut être liée à une baisse de la virulence ou de la viabilité des souches hautement résistantes.
Les b-lactamines les plus actives contre le pneumocoque sont l'amoxicilline, la céfotaxime et la ceftriaxone.
On parle de multi-résistance lorsque le germe est résistant à au moins 3 classes d'antibiotiques.
Les facteurs de risque de colonisation par un pneumocoque non sensible à la pénicilline sont : utilisation antérieure de l'antibiotique, âge < 5 ans, crèches.
Les facteurs de risque d'infection par un pneumocoque non sensible à la pénicilline sont : utilisation antérieure de l'antibiotique, résidence dans un établissement de long séjour, hospitalisation récente, infection VIH, maladie pulmonaire chronique, inefction respiratoire récente, maladie immunosuppressive, souche non circulante (hors hémoculture).
La transmission à partir d'enfants hébergeant des pneumocoques dans le naso-pharynx est le mécanisme essentiel de dissémination de clones résistants vers les autres enfants et les adultes.
Les facteurs de risque de résistance aux céphalosporines et de décès sont les mêmes que pour les pénicillines.
La résistance aux macrolides a augmenté en même temps que la résistance aux pénicillines.
Les facteurs de risque de résistance aux macrolides sont : usage antérieur de pénicillines, clarithromycine, azithromycine, âge < 5 ans, crèches, souches issues de l'oreille moyenne, du naso-pharynx (portage par les enfants) et nosocomiales.
Les kétolides (dérivés de l'érythromycine A) sont plus actifs que les macrolides ; la télithromycine est active contre plus de 90 % des pneumocoques résistants aux macrolides.
La résistance aux quinolones a augmenté pendant la dernière décade.
Les facteurs de risque de résistance aux quinolones sont : BPCO, résidence dans un établissement de long séjour, âge avancé.
Les taux de résistance au chloramphénicol restent bas.
Il n'y a pas de résistance à la vancomycine.
Les taux de résistance à la rifampicine sont bas.
La résistance au linézolide est rare.

Résistances du pneumocoque - 2007

Données nationales 2007

Sensible
(%)
Intermédiaire (%) Résistant (%)
Pénicilline G 61.8 31.6 6.6
Amoxicilline  80.7 18.5 0.8
Cefotaxime  89.5 10.3 0.2
Macrolides 60 40  
Kétolides - - -
Fluoroquinolones 93.6 6.4  
Tétracyclines - - -
Trimethoprim-Sulfamethoxazole 74.2 0 25.8
Chloramphénicol      
Vancomycine 100    
Rifampicine 99.7   0.3
Linezolide 100    
Pristinamycine 99.1   0.9


Données Aquitaine 2008 chez l'adulte dans les infections pulmonaires

Sensible(%) Intermédiaire (%) Résistant (%)
Pénicilline G 50 42 8
Amoxicilline  80 20 0.01
Cefotaxime  90 10 0

La plupart des souches de pneumocoques résistantes aux pénicillines et aux macrolides sont présentes dans le vaccin pneumo-23.
La vaccination est le meilleur moyen de lutte contre les infections à pneumocoque (Alfageme, 2006 ; Christensen, 2001 ; Jackson, 2003)
Mais le taux de pneumoccémies invasives avec des souches non présentes dans le vaccin est en augmentation.

Réf :
Alfageme I, Vazquez R, Reyes N, Munoz J, Fernandez A, Hernandez M, Merino M. Clinical efficacy of anti-pneumococcal vaccination in patients with COPD. Thorax 2006;61:189-95
Christensen B, Lundbergh P, Hedlund J, Örtqvist Ä. Effects of a large-scale intervention with influenza and 23-valent pneumococcal vaccines in adults aged 65 years or older: a prospective study.  Lancet 2001;357:1008-11
Epidémiologie et résistance aux antibiotiques de Streptococcus pneumoniae en Aquitaine en 2001. Méd Mal Infect 2003;33:247-53
Jackson LA, Neuzil KM, Yu O, Benson P, Barlow WE et al . Effectiveness of pneumococcal polysaccharide vaccine in older adults.  N Eng J Med 2003;348:1747-55

 

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