Les
mycobactéries non tuberculeuses (MNT) |
| Créé le 28/03/2000 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 05/12/2011) |
| Révisé le 10/10/2007 |
Dr J. Texier-Maugein |
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Les mycobactéries
non tuberculeuses (MNT) sont
très nombreuses ; elles sont rarement pathogènes
chez le sujet non
immunodéprimé.
Mycobactéries responsables de manifestations respiratoires, cutanées, génito-urinaires,
ganglionnaires et ostéo-articulaires
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D'après B. Dautzenberg |
Il existe plus de 125 espèces connues de mycobactéries capables de donner des maladies
humaines.
Elles peuvent toucher le poumon, la peau et les tissus mous, les plaies
chirurgicales, le système digestif et urinaire.
Les espèces les plus fréquentes sont
- le complexe mycobaterium avium qui inclut mycobaterium avium (plutôt infections disséminées)
et mycobacterium intracellulare (plutôt infections respiratoires)
- M kansasii
Ces 2 espèces sont responsables de près de la moitié des infections mycobactériennes.
- M gorgonae, M chelonae, M fortuitum, M abscessus.
Toutes ces mycobactéries, non tuberculeuses, sont regroupées sous
le nom de Mycobactéries
atypiques (parce que différentes de M tuberculosis et M bovis).
Elles sont environnementales et isolées habituellement de sources d'eau stagnantes naturelles ou
à
l'intérieur des domiciles (aérosols d'eau contminée : douches) qui sont les principaux réservoirs des maladies humaines.
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Celles que lon retrouve le
plus fréquemment dans les maladies pulmonaires chez lhomme sont : |
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Complexe Mycobacterium
avium (environ 80 %) |
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Mycobactéries à croissance
rapide (M fortuitum, M abscessus, M chelonae) (environ
10 %) |
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Mycobacterium
xénopi (environ 5 %) |
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Mycobacterium
kansasii (environ 5 %) |
Les manifestations pulmonaires représentent entre
70 et 90 % des cas des mycobactérioses à MNT.
Ces mycobactéries se
développent rarement sur poumon sain.
Le plus souvent on retrouve une pathologie pulmonaire sous-jacente (pneumoconiose,
séquelles
de
tuberculose, BPCO, DDB) ou une immunodépression ; comparé au poumon
sain : OR = 18 (IC 95 % : 4.9-64 ; p < 0.001).
bilan
minimum à entreprendre en
cas de découverte d'une mycobactérie atypique : bilan pneumologique ;
numération/formule sanguine ; sérologie VIH.
Elles sobservent le plus souvent chez la
femme ; chez lhomme on retrouve lalcoolisme.
Le mode de transmission à l'homme n'est pas clair mais la transmission interhumaine
semble être rare, au moins chez les sujets immunocompétents.
On ne sait pas pourquoi certains individus infectés deviennent malades et font
telle ou telle forme de la maladie.
Clinique
Les MNT touchent surtout les sujets de plus de 60 ans.
On distingue 3 formes pulmonaires
forme nodulaire
fibreuse/cavitaire (tuberculose-like) : touche surtout l'homme entre 40-50 ans
;
facteurs
de
risque
: tabagisme, BPCO, alcool ; toux, hémoptysie, symptômes généraux
; atteint surtout les lobes supérieurs.
forme nodulaire
bronchectasique :
femme âgée (moyenne 70 ans) sans antécédent
pulmonaire ; peu
de tabac et d'alcool ; morphotype particulier : maigre, pectus
excavatum, cyphoscoliose, hyperextensibilité articulaire, prolapsus de
la valve
mitrale (syndrome de Lady Windermere : DDB et petits nodules du lobe moyen ou
de la lingula chez une femme d'âge moyen ou âgée, non fumeuse)
;
toux
;
aspergillose
plus
fréquente.
pneumopathie
resssemblant à une PNPT
d'hypersensibilité :
"hot tub lung" (syndrome des jacuzzis et spas) ; liée à l'activité de
l'infection
et à la réaction inflammatoire
; toux, dyspnée et fièvre sub-aiguë ; patients plus jeunes,
non fumeurs ; granulomes
non nécrosants et pneumonie organisée.
Imagerie
forme
nodulaire fibreuse/cavitaire : ne se distingue pas de la tuberculose.
forme
nodulaire bronchectasique : petits nodules périphériques (image d'arbre en
bourgeons) ; bronchectasies cylindriques focales, surtout lobe moyen et
lingula ; distribution rapportée à une mauvaise clairance ciliaire résultat
des anomalies anatomiques.
pneumopathie
resssemblant à une PNPT d'hypersensibilité : infiltrats nodulaires
diffus et plages en verre dépoli ; distribution centrolobulaire, centrée
sur une bronche.
Compte tenu de la forte probabilité dune simple colonisation, on exige 3 prélèvements positifs avant denvisager le diagnostic.
Les critères suivants
concernent les patients symptomatiques porteurs de lésions infiltratives,
nodulaires ou cavitaires, ainsi que ceux dont le scanner en haute résolution montre des dilatations des bronches
multifocales et des micronodules multiples. |
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| A. |
Si 3 cultures de l'expectoration ou du lavage bronchique sont disponibles,
pratiquées dans les 12 mois précédents : |
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1/ 3 cultures positives avec des résultats d'examen direct négatifs |
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ou |
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2/ 2 cultures positives et un examen direct positif (un examen direct positif indique une charge bactérienne élevée : 5 à 10000 bacilles/mL) |
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| B |
Si seul 1 lavage bronchique est disponible |
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culture positive avec examen direct positif à 2 (1-9 MNT/10
champs), 3 (1-9 MNT/champs) ou 4 croix (> 10 MNT/champs), ou un nombre de colonies sur milieu solide
> 10 colonies par tube. |
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| C. |
Si les résultats de l'expectoration ou du lavage bronchique
ne permettent pas le diagnostic, ou si une autre affection ne peut être exclue |
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1/ une biopsie transbronchique ou pulmonaire montrant une MNT |
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ou |
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2/ une biopsie montrant des caractéristiques histopathologiques
de Mycobactérie (inflammation granulomateuse et/ou des BAAR) et un ou plusieurs résultats d'expectoration
ou de lavage bronchique positifs pour une MNT, même en petit nombre |
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| MNT : mycobactérie non tuberculeuse ; BAAR : bacille acido-alcoolo-résistant |
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Réf :
ATS mycobacterial diseases subcommittee,
Griffith DE chairman. Diagnosis, treatment and prevention of of non tuberculous mycobacterial diseases. Am J Respir
Crit Care Med 2007;175:367-416 |
Antibiogramme : peu de valeur car il n'existe pas de parallélisme entre
l'efficacité clinique et in vitro des antibiotiques sauf pour
MAC et clarithromycine ;
M kansasii et rifampicine ;
la résistance de ces germes à ces antibiotiques prédit l'échec du traitement.
| Antibiotiques |
M kansasii |
M avium |
M xenopi |
M chelonei / abscessus |
M fortuitum / mucogenicum |
M marinum |
| |
pousse lente |
pousse rapide |
|
| Isoniazide |
++++ |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
| Rifampicine |
++++ |
+ |
+ |
+ |
+ |
++ |
| Rifabutine |
+++ |
++ |
+ |
+ |
+ |
++ |
| Clofazimine |
|
++ |
|
|
|
|
| Éthambutol |
++++ |
++ |
|
|
|
|
| Clarithromycine |
++ |
++++ |
++ |
++++ |
++++ |
++ |
| Azithromycine |
++ |
++++ |
|
++ |
++ |
++ |
| Amikacine/tobramycine |
+++ |
++ |
|
++ |
++ |
|
| Moxifloxacine |
+++ |
+ |
++ |
0 |
0 |
|
| Sulfaméthoxazole |
|
|
|
0 |
++ |
+ |
| Linezolide |
|
0 |
++ |
++ |
++ |
++ |
| Cefoxitine |
|
|
|
+ |
++ |
|
| Imipeneme |
|
|
|
+ |
++ |
|
| Doxycycline/minocycline |
|
|
|
0 |
++ |
++ |
| Tigécycline |
0 |
0 |
0 |
+++ |
+++ |
0 |
| M :mycobacterium ;
++++ : efficace et recommandé ; +++ : actif chez l'homme ; ++ : actif chez
l'animal ; + : actif in vitro ; 0 : inactif |
Réf :
Huchon G. Tuberculose et mycobactérioses non tuberculeuses. Encycl Med
Chir (Elsevier, Paris), Pneumologie, 6-019-A-33, 1997, 20p |
Diagnostic
Radiographie thoracique
Tomodensitométrie en l'absence de cavitation
Bactériologie (cf supra) : difficulté de différencier colonisation d'infection
Exclusion d'une autre pathologie comme la tuberculose
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Évolution / pronostic |
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Lente,
sur plusieurs
années |
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résistance aux macrolides
: 1/3 de décès dans l'année ; 50 % de décès
dans les 2 ans |
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mortalité à 3 et 5 ans de 27 % et 34 % respectivement en cas de "colonisation", et de 34 % et 40 % respectivement en cas d'infection ; M xenopi a un plus mauvais pronostic ; l'âge, le sexe et les co-morbidités jouent un rôle important dans le pronostic. |
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Traitement |
| |
Toutes les infections ne nécessitent pas forcément un traitement |
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Décision thérapeutique difficile compte tenu
de |
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difficultés du traitement
; il n'existe pas de traitement standard dont l'efficacité ait été démontrée dans ces
infections |
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fort taux de
récidive à son
arrêt |
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bien peser les
risques de la maladie (type, extension, micro-organisme en cause),
le risque de toxicité des
médicaments et les co-morbidités |
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Objectifs thérapeutiques |
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contrôler les symptômes |
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ralentir l'évolution de la maladie (radiographie,
bactériologie) |
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Chimiothérapie
chez les malades séro-négatifs pour le VIH |
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Complexe M.
avium :
pulmonaire
- nodules/DDB :
clarithromycine (1000 mg) ou azithromycine (500 mg) + rifampicine (600 mg) +
ethambutol (25 mg/kg) x 3/ semaine ; durée : jusqu'à négativation + 1 an
- cavitaire ou nodule/DDB sévère :
clarithromycine (500-1000 mg) ou azithromycine (250 mg) + rifampicine (600 mg)
ou rifabutine (150-300 mg)
+
ethambutol (15 mg/kg) ; traitement quotidien ; durée : jusqu'à négativation
+ 1 an
disséminée
: clarithromycine (1000 mg) ou azithromycine (250 mg) +
ethambutol (15 mg/kg) ± rifabutine (150-350 mg) ; traitement quotidien ;
le traitement peut être arrêté à la disparition des symptômes
Environ
40 % d'échec avec
acquisition de résistances à la clarithromycine
adénopathies
cervicales : chirurgie (90 % de guérisons) ; sinon chimiothérapie
prophylaxie
: tous les malades dont le compte CD4 < 50/µl ; clarithromycine (1000 mg) ou
azithromycine (1200 mg) ou rifabutine (300 mg) ; traitement quotidien
M kansasii et szulgai : généralement bon répondeurs au traitement
M. abscessus :
pas de chimiothérapie prouvée efficace ; polychimiothérapie avec clarithromycine
(1000 mg/j) ; chirurgie des lésions localisées
M. xenopi : Environ 40 % d'échec
sans
notion
d'acquisition de résistances à la clarithromycine
M. malmoense : Environ 60 % d'échec (Research,
2003).
Les intolérances médicamenteuses sont fréquentes, surtout digestives, et sont
souvent contrôlées par une augmentation progressive des posologies sur plusieurs
semaines. |
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La
corticothérapie
peut être utilisée pour faciliter la récupération
et/ou améliorer les
échanges gazeux, en particulier dans les formes à type de pneumopathie
d'hypersensibilité après éviction de la mycobactérie. |
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| Critères de succés thérapeutiques |
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contrôle
(si possible disparition) des symptômes qui doivent s'être améliorés dasns les 3 à 6 mois après le début du traitement |
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négativation
des cultures qui doivent être contrôlées chaque mois pendant le traitement si possible ; sinon à 3, 6, 9 et 12 mois après le début du traitement |
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le
traitement doit être continué jusqu'à 12 mois après négativation des cultures et au maximum pendant 18 mois |
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la guérison est affirmée lorsque les prélèvements restent négatifs 3 ans après l'arrêt du traitement |
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| Critères d'échec thérapeutique |
| |
pas
d'amélioration clinique après 6 mois de traitement ou pas de négativation
des cultures après 12 mois de traitement |
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Chirurgie :
lorsque la lésion est localisée, l'état général correct et le parenchyme
de voisinage peu altéré.
Elle peut être une alternative au traitement médical ou
l'accompagner.
Elle est indiquée en cas d'hémoptysie réfractaire ou récidivante,
ou de nodule pulmonaire isolé. |
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Abstention thérapeutique : à envisager devant
les formes lentement progressives difficiles à traiter
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Réf :
Andrejak C, Lescure FX, Schmit JL, Jounieaux V. Diagnostic et traitement des mycobactérioses atypiques d'expression respiratoire. Rev Mal Respir 2011;28:1293-1309
ATS mycobacterial diseases subcommittee, Griffith DE chairman. Diagnosis,
treatment and prevention of of non tuberculous mycobacterial diseases. Am
J Respir Crit Care Med 2007;175:367-416
Glassroth J. Pulmonary disease due to nontuberculous mycobacteria. Chest 2008;133:243-51
Henry MT, Inamdar L, O'Riordain D, Schweiger M, Watson JP. Nontuberculous
mycobateria in non-HIV patients: epidemiology, treatment and response. Eur
Respir J 2004;23:741-8
Subcommittee of the Joint Tuberculosis Committee of the British Thoracic
Society: Management of opportunist mycobacterial infections : Joint
Tuberculosis Committee guidelinies 1999. Thorax 2000;55:210-8
Research Committee of the British Thoracic Society: First randomised trial of
treatments for pulmonary disease caused by M avium intracellulare, M
malmoense, and M xenopi in HIV negative patients: rifampicin, ethambutol
and isoniazid versus rifampicin and ethambutol. Thorax 2001;56:167-72
The
Research Committee of the British Thoracic Society. Pulmonary disease
caused by M. malmoense in HIV negative patients : 5-yr follow-up of patients
receiving standardised treatment. Eur Respir J 2003;21:478-82
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| Conflits d’intérêts : les auteurs n’ont pas transmis de conflits d’intérêts concernant les données publiées dans ce texte. |
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