Lymphocytes |
| Créé le 15/03/2003 |
Auteur : A. Tsicopoulos |
(Mis à jour le 12/10/2006) |
| |
|
|
| |
|
|
Directeur de Recherches à l'INSERM U416
Institut Pasteur de Lille
Lille
Chez les mammifères, en dehors du stade précoce de
développement embryonnaire, la moelle osseuse est le seul tissu qui contienne
les précurseurs des lymphocytes B et T.
Les précurseurs des cellules B restent
dans la moelle osseuse jusqu'à ce qu'ils aient achevé leur différenciation et
seulement alors entrent dans la circulation systémique en tant que cellules
naïves.
A l'opposé les lymphocytes T quittent la moelle osseuse en tant que
précurseur immature et vont coloniser le thymus où ils réarrangent leurs
gènes pour le T Cell Receptor et vont subir une sélection négative et
positive. Ceci conduit à la génération d'un pool de cellules T naïves CD4+
ou CD8+ avec virtuellement des spécificités illimitées pour les antigènes du
non soi présentés par les molécules du complexe majeur d'histocompatibilité.
A leur sortie du thymus, ces cellules à longue durée de vie vont être
disséminées dans les organes lymphoïdes périphériques, notamment dans les
ganglions périphériques par les High Endothelial venules.
Les cellules lymphoïdes ont la capacité de recirculer que ce soit vers ou en provenance des
ganglions ou tissus, ce qui leur permet de surveiller différents sites de
l'organisme et de croiser le chemin des antigènes étrangers au niveau des
organes lymphoïdes secondaires.
Lors d'une agression antigénique au niveau
de
l'appareil respiratoire, les cellules dendritiques présentes dans la muqueuse
respiratoire vont migrer aux ganglions drainants et présenter l'antigène aux
cellule T naïves (CD45RA+). Ces cellules vont alors proliférer et se
transformer en cellules activées, se différencier en cellules mémoires
(CD45RA-) et quitter le système lymphatique pour se retrouver dans la
circulation systémique. Elles vont alors acquérir un phénotype de cellules
mémoires centrales et recirculer au niveau des ganglions, ou se différencier
encore plus et acquérir un phénotype de cellules mémoires effectrices et
migrer au niveau du poumon. Les différences de domicilation entre ces deux
types de cellules mémoires sont liées à l'expression différentielle de
marqueurs de surface en particulier le récepteur de chimiokine CCR7, dont
l'expression permet la migration vers les ganglions périphériques. La
spécificité tissulaire est déterminée par l'expression de molécules
additionnelles comme par exemple le CCR4 et le Cutaneous Lymphocyte antigen pour
la peau. Les molécules permettant la domiciliation lymphocytaire et l'adressage
de ceux-ci au niveau du tissu pulmonaire ne sont pas connues.
Une fois au niveau
du poumon les lymphocytes vont induire une réponse inflammatoire en réponse à
l'agression antigénique, dont la nature va dépendre entre autre de
l'antigène. Ainsi, en réponse à une mycobactérie, les lymphocytes CD4+ vont
plutôt développer une réponse de type Th1 (IL-2 et
IFN-g)
alors qu'en réponse à un allergène, on va observer une réponse de type Th2 (IL-4,
IL-5, IL-13)
qui favorisera la réponse IgE des lymphocytes B et le
recrutement d'éosinophiles. Certains lymphocytes
peuvent avoir une fonction
régulatrice suppressive via des cytokines telles que l'IL-10 ou le TGFb.
Réf :
Wiedle G, Dunon D, Imhof BA. Current concepts in lymphocyte homing and
recirculation. Crit Reviews in Clin Lab Science 2001;38:1-31
Woodland DL, Scott I. T cell memory in the lung airways. Proc Am Thorac
Soc 2005;2:126-31 |
Lymphocytes Th1 :
IL-2 ; IFN-g
; TNF-b
Lymphocytes Th2 : IL-4 ; IL-5 ; IL-10 ; IL-13
Lymphocytes Tr1 : IL-10
|