Syndromes
hyperéosinophiliques
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| Créé le 26/04/2002 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 27/12/2012) |
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Définitions
Les syndromes hyperéosinophiliques (SHE) sont actuellement divisés en plusieurs
sous-groupes
SHE
associés à FIP1L1-PDGFRA (F/P) ou F/P+ SHE : hyperéosinophilie
monoclonale due à un réarrangement chromosomique sporadique de cellules souches
hématopoïétiques (fusion de 2 gènes : FIL1P1 et PDGFRA sur 4q12) = leucémie
éosinophilique chronique F/P+.
Leucémie
éosinophilique chronique avec clone d'éosinophile (incluant les précédentes)
; peuvent progresser vers une leucémie myéloïde aiguë.
SHE
lymphocytique, hyperéosinophilie chronique polyclonale secondaire à une surproduction
d'IL-5 par les cellules T ; signes cutanés (prurit, eczéma, urticaire, angio-oedème) ; progression potentielle vers un lymphome T.
SHE
myéloproliférative : délétion sur le chromosome 4q12 ; hommes ; souvent ulcères, hépatomégalie, splénomégalie, complication endocardique ; progression possible vers une leucémie à éosinophiles.
SHE
idiopathique, lorsqu'on ne trouve pas de cause ; près de 50 % des patients
avec SHE.
Eosinophilie
d'organe (un organe est la cible exclusive de l'infiltration à éosinophile)
: oesophagite, gastro-entérite,
dermatite, pneumonie...
Éosinophilie > 1500/mm3
depuis
plus de 6 mois,
avec
signes généraux
(fièvre, amaigrissement) et atteintes viscérales,
sans étiologie habituelle retrouvée diagnostic
d'exclusion
Rôle important de l'interleukine 5 dans la maturation, la prolifération
et la survie des éosinophiles.
2 médiateurs toxiques : protéine cationique
des éosinophiles ; neurotoxine dérivée des
éosinophiles.
Surtout chez l'homme ; 20-50 ans
Modes de découverte et manifestations
fortuite
signes
généraux : altération de l'état général, fièvre, sueurs nocturnes
signes
cardio-vasculaires : principale cause de morbidité et de mortalité :
insuffisance cardiaque, valvulopathie, thrombi avec embols périphériques
signes
neurologiques : atteinte centrale (confusion, troubles du comportement) ou
périphérique (neuropathie)
signes respiratoires
: toux nocturne sèche, dyspnée, douleurs
signes
cutanés : prurit, rash, angio-oedème
signes
musculaires : myalgies
signes
hépato-digestifs : nausées, diarrhée, hépatomégalie
signes
hématologiques : anémie, thrombopénie
troubles
de la coagulation par atteinte des vaisseaux ou activation directe de la coagulation
Biologie
hyperéosinophilie
quelquefois
: hypervitaminose B12, hyper-IgE, hypergammaglobulinémie polyclonale
Imagerie
TDM : nodules pulmonaires, zones de verre dépoli dominant en périphérie
Evolution
très
hétérogène
pronostic
fonction de : atteinte cardiaque ; cancers hématologiques
Traitement
Corticothérapie
Hydroxyurée, busulfan, cyclophosphamide, azathioprine, cyclosporine, étoposide, vincristine
Interféron
alpha
Inhibiteurs
de la tyrosine kinase pour les F/P+ SHE (variant myéloprolifératif) (Cools, 2003)
Anticorps
monoclonaux anti IL-5 (Rothenberg, 2008)
Greffe
de cellules souches allogéniques : malades résistant aux traitements habituels
avec lésion organique à risque vital.
Réf :
Cools J, DeAngelo DJ, Gotlib J. A tyrosine kinase created by fusion of
the PDGFRA and PIP1L1 genes as a therapeutic target of imatinib
in idiopathic hypereosinophilic syndrome. N Eng J Med 2003;348:1201-14
Prin
L. Suivi d'une hyperéosinophilie persistante. Rev Fr Allergol
Immnuol Clin 2002;42:219-30
Rothenberg ME, Klion AD, Roufosse FE, Kahn JE, Weller PF et al for
the Mepolizumab HES Study Group. Treatment of patients with the hypereosinophilic
syndrome with mepolizumab. N Eng J Med 2008;358:1215-28
Roufosse
FE, Goldman M, Cogan E. Hypereosinophilic syndromes. Orphanet J Rare
Dis 2007;2:37 |
Site à consulter : http://www.univ-lille2.fr/immunologie
Poumon
éosinophile
Eosinophiles
Conflits d’intérêts : l’auteur n’a pas transmis de conflits d’intérêts concernant les données publiées dans ce texte.
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