Histologie broncho-pulmonaire |
| Créé le 19/12/1999 |
Auteur : B. Vergier, A. Taytard |
(Mis à jour le 15/09/2009) |
| Révisé le 15/09/2009 |
H. Bégueret |
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Plan
Définitions
Rappels
L'arbre bronchique
Le poumon
périphérique
Plèvre et
cavité pleurale
Conclusion
Le poids moyen des poumons est d’environ 850 g chez l’homme, 750 g chez la femme. Ils sont divisés en 3 lobes à droite, deux lobes à gauche, desservis par les bronches lobaires. L’arborisation bronchique proximale définit au sein de ces lobes à droite et à gauche 10 segments broncho-pulmonaires (figures 1 et 2). Les bronchioles vont aboutir aux lobules, correspondants au plus petit compartiment anatomique et fonctionnel du poumon.
Ainsi se distinguent 2 secteurs
anatomiques : larbre bronchique et le poumon périphérique.
Ces 2 secteurs sont continus mais diffèrent par
leur
structure
histologique,
leur
fonction,
les
procédures d'exploration,
les problèmes pathologiques
qu'ils posent.
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Larbre bronchique sétend de
la trachée à la bronchiole ; il a un rôle essentiel dans la conduction et le
conditionnement de lair. Il est exploré par
technique standard de Scanner
(Tomodensitométrie TDM) jusquaux bronches sous-segmentaires
voie
endoscopique permettant de réaliser des prélèvements cytologiques (brossage,
aspiration, empreintes) et histologiques (biopsies).
Les phénomènes dagression de
larbre bronchique sont essentiellement aéroconduits (virus, bactéries, gaz
toxiques, particules minérales ou allergènes inhalés). |
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Le poumon périphérique permet les
échanges gazeux. Il s'étend de la bronchiole terminale à l'alvéole organisées en lobules. Chaque lobule renferme 3 à 30 acini, plus petite unité fonctionnelle du poumon où se réalisent les échanges gazeux. Dans le poumon
périphérique, l'unité fonctionnelle de base est le lobule pulmonaire primaire ou acinus
pulmonaire.
Les phénomènes dagression du poumon périphérique peuvent être
aéroconduits ou véhiculés par voie systémique (cellules immunocompétentes, complexes
immuns, cytokines ou molécules toxiques).
Les prélèvements anatomopathologiques qui
permettent détudier ce secteur sont cytologiques (lavage bronchiolo-alvéolaire)
et/ou histologiques (biopsie transbronchique, biopsie trans-thoracique sous TDM, prélèvement chirurgical). |
Un épithélium est un ensemble
de cellules juxtaposées.
| On distingue : |
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les
épithéliums de revêtement qui recouvrent les principales cavités de l'organisme ainsi
que la surface du corps (cet épithélium s'appelle alors épiderme). |
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les
épithéliums glandulaires dont les cellules élaborent un produit de sécrétion : par
exemple du mucus. |
Ainsi, un cancer développé à
partir dun épithélium qui ressemble à celui de lépiderme sappelle un
carcinome épidermoïde. Un cancer développé à partir dun épithélium de
type glandulaire sappelle un adénocarcinome.
Le chorion est la couche
(souvent située immédiatement sous l'épithélium) composée d'un tissu conjonctif dans
lequel circulent vaisseaux et nerfs. Le tissu conjonctif est fait d'une
substance fondamentale (eau et glycoaminoglycannes) et de fibres (collagène, élastiques
etc
).
On parle de muqueuse pour
désigner la couche qui est composée de l'épithélium et du chorion.
Souvent les "tubes"
(digestif, bronches etc
) sont revêtus de différentes couches.
En partant de la lumière, ces
couches se nomment :
- muqueuse
- sous-muqueuse
- musculeuse correspondant au muscle
- adventice.
Une des particularités des
bronches est d'avoir en plus une couche de cartilage.
Les bronches souches se forment embryologiquement entre le 26ième jour et la 6ième semaine de grossesse (phase embryonique) ; secondairement l’arborisation bronchique se développe jusqu’aux bronchioles entre la 6ième semaine et la 16ième semaine de grossesse (phase pseudoglandulaire).
La structure de larbre bronchique
est étroitement adaptée à sa fonction : conduction et conditionnement de
lair.
Conduction de lair
Les voies aériennes se divisent
de façon dichotomique : chaque bronche mère donne 2 bronches filles. Il y a 23
générations de voies aériennes dont les 16 premières sont "conductrices".
Ainsi à la trachée succèdent 2 bronches souches, 5 lobaires, 20 segmentaires et environ
3000 bronchioles lobulaires (figure 3).
La structure histologique de la
paroi des voies aériennes est très bien adaptée à la conduction car elle permet
dassocier rigidité, flexibilité et extensibilité. Elle est formée de
différentes couches dont la composition et la répartition varient de la trachée à
la bronchiole afin de sadapter au mieux au diamètre des voies aériennes et à leur
fonction (figures 4, 5a).
La muqueuse tapisse la
lumière bronchique. Elle est composée dun épithélium pseudostratifié de type respiratoire
reposant sur une membrane basale et dun chorion conjonctif (lamina propria) constitué de fibres
collagènes et élastiques, contenant des vaisseaux capillaires sanguins et lymphatiques. Les fibres
élastiques permettent une certaine flexibilité et un retour à la normale après
dilatation des bronches. Ce chorion peut également classiquement renfermer un tissu lymphoïde appelé MALT (Tissu Lymphoïde Associé aux Muqueuses) ; il se compose de lymphocytes dispersés ou regroupés en follicules lymphoïdes primaires ou secondaires (figure 5b).
Entre le chorion et le cartilage
sinsère une tunique musculaire lisse. Au niveau de la trachée et des bronches souches la tunique musculaire lisse tapisse essentiellement la face postérieure dépourvue de cartilage. Dans les bronches de plus petit calibre elle se positionne entre la muqueuse et le cartilage sous forme d’une structure spiralée comparable à deux lacets s’enroulant autour d’un bâton, l’un dans le sens horaire l’autre dans le sens anti-horaire. Ces deux spirales inversées peuvent ainsi entraîner une constriction et un raccourcissement de la bronche lors de la contraction musculaire (figure 6). La contraction musculaire permet de réguler le flux
aérien lors de linspiration et de lexpiration. Ainsi ce muscle lisse intervient dans la résistance des voies aériennes à l’écoulement de l’air et la bronchomotricité.
Entre le musculeuse et le cartilage se retrouvent des trajets nerveux, vasculaires et lymphatiques et des
glandes séromuqueuses souvrant dans la lumière bronchique.
La couche cartilagineuse
est variable de la trachée à la bronchiole. Elle assure la rigidité de larbre
bronchique et évite locclusion complète des lumières bronchiques. La trachée est
maintenue par une armature de 16 à 20 anneaux cartilagineux en forme de fer à cheval
réunis à la partie postérieure par un tissu fibro-musculaire (figure 7). Les bronches
extra-pulmonaires sont encerclées par un anneau cartilagineux. Les bronches
intra-pulmonaires acquièrent une armature cartilagineuse en plaques irrégulières
réparties sur toute la circonférence. La quantité de plaques diminue au fur et à
mesure de la diminution du diamètre bronchique et disparaît au niveau des bronchioles
(dont le diamètre est ≤ 2 mm).
Enfin ladventice (la
couche la plus externe) est constituée dun tissu conjonctivo-adipeux lâche
contenant vaisseaux et nerfs.
Conditionnement de lair
Ce conditionnement est
principalement sous la responsabilité de lépithélium bronchique et des glandes
séro-muqueuses. Là encore la structure de lépithélium varie en fonction du
diamètre des voies aériennes. Au niveau des bronches lépithélium
respiratoire est pseudo-stratifié :
toutes les cellules sont rattachées à la membrane basale. Cette
pseudo-stratification disparaît au niveau des bronchioles. Lépithélium
est alors unistratifié :
cylindrique puis
cubique.
Lépithélium respiratoire
est composé de 4 types de cellules (figure 8) :
Les cellules ciliées
sont les plus abondantes. Ces cellules ciliées jouent un rôle fondamental dans
lépuration pulmonaire en assurant la clairance muco-ciliaire. Les cils (200-300/cellule) se situent au pôle apical, mesurent (5-7 mm de long, 0.25mm de diamètre), et battent à une fréquence régulière de 10 à 20 battements par seconde. Le cytosquelette du cil est l’axonème (figure 9), support du mouvement ciliaire. Entre les cils existent quelques microvillosités.
Les cellules caliciformes
(1 pour environ 5 cellules ciliées) ont un noyau refoulé vers la base par des vacuoles supranucléaires contenant du mucigène qui participe, avec les secrétions des glandes
séro-muqueuses à la formation du mucus (10 à 20 ml/j). Celui-ci permet demprisonner les
impuretés de lair inspiré et dabsorber certains gaz (SO2,
ozone
) et possède des propriétés rhéologiques et anti-bactériennes. Il se compose à 95 % d’eau et d’électrolytes, 2 % de mucines, 1 % de protéines, 1 % de lipides, 1 % de sels inorganiques. Les cellules ciliées
persistent dans les bronches de petit calibre au delà des cellules caliciformes. Le
nombre de cellules caliciformes augmente avec celui des impuretés dans lair
inspiré. Le nouveau-né en est dépourvu. A lopposé, il existe une hyperplasie des
cellules caliciformes chez les fumeurs.
Les cellules basales
sont des petites cellules situées dans la partie profonde de lépithélium contre
la membrane basale. Elles sont très importantes dans le renouvellement cellulaire (cellule de réserve) car
elles sont capables de remplacer nimporte quel autre type de cellule bronchique.
Les cellules neuroendocrines sont minoritaires (3 à 5 % des cellules épithéliales, visibles en microscopie électronique ou sur coupe
histologique après un immunomarquage à laide de marqueurs neuro-endocrines (comme
la chromogranine A ou la Synaptophysine, la sérotonine) (figure 10). Elles appartiennent au système APUD ou neuroendocrinien diffus. Ces cellules se groupent pour former des corps
neuro-épithéliaux : chémorécepteurs capables de détecter les variations de
teneur en O2 ou CO2 de lair.
Le rôle des glandes
séro-muqueuses est lui aussi important dans le conditionnement de lair.
Celui
du mucus est décrit ci-dessus. La sécrétion des glandes séreuses humidifie lair
préalablement purifié par le mucus et les cils et possède des propriétés anti-bactériennes (figure 11). Ces glandes disparaissent à l’étage bronchiolaire.
Exploration
anatomo-pathologique de larbre bronchique
Les prélèvements réalisés par
endoscopie bronchique sont cytologiques et histologiques (biopsies tissulaires). La place de la cytologie est réservée aux lésions tumorales permettant parfois de mieux apprécier les caractéristiques cyto-nucléaires des cellules. Les biopsies apportent beaucoup plus d’informations aussi bien dans le domaine de la pathologie tumorale que non tumorale.
Elles permettent d’apprécier l’architecture de la paroi bronchique, de la muqueuse à la sous-muqueuse, afin de pouvoir observer d’éventuelles modifications pathologiques telles que des signes de remodelage (asthme/BPCO), une réaction inflammatoire spécifique, un processus tumoral… ; parfois du cartilage est visible.
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Le parenchyme pulmonaire
représente 85 % du volume pulmonaire total (87 % d'air ; 13 % de tissu
chez l'adulte) |
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Le poumon périphérique est un
secteur anatomique situé au confluent des zones de conduction de lair et
déchanges gazeux. Il comprend différentes zones continues : |
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une zone de
conduction : la bronchiole terminale |
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une zone de
transition : la bronchiole respiratoire |
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une zone
déchanges gazeux : lalvéole |
La bronchiole terminale définit la région centrale du lobule pulmonaire secondaire (lobule de Miller) (figure 12a, 12b).
Le territoire desservi par une
bronchiole respiratoire est considéré comme une unité fonctionnelle de tissu
pulmonaire appelée acinus pulmonaire ou " lobule pulmonaire primaire ".
Zone de conduction : la
bronchiole terminale (figure 13)
Les bronchioles sont
les ramifications les plus fines de larbre bronchiques de diamètre inférieur à 1
mm. Elles nont ni cartilage ni glandes séro-muqueuses. Elles sont revêtues
dun épithélium cylindrique simple fait de cellules ciliées qui sont
progressivement associées au niveau des bronchioles terminales à des cellules de
"Clara". Les cellules de Clara sont des cellules pyramidales dont
le pôle apical est garni de microvillosités. Dans la partie apicale de leur cytoplasme
existent des grains de sécrétion expulsés par exocytose. Ce produit de sécrétion est composé d’antiprotéases et d’oyxydases. Le
chorion est riche en fibres élastiques. Le muscle devient discontinu mais toujours actif
: il se contracte en fin dexpiration et se relâche à linspiration. En cas de
crise dasthme la contraction se prolonge et linspiration devient difficile. A
noter la présence inconstante tout au long des bronchioles suivant les trajets lymphatiques dun
tissu lymphoïde (appartenant au MALT (Tissu Lymphoïde Associé aux Muqueuses). Celui ci peut devenir hyperplasique au cours de tout type
dagression bronchiolaire. La présence de follicules lymphoïdes est alors
responsable dune lésion appelée "bronchiolite folliculaire".
Zone de transition : la
bronchiole respiratoire (figure 13)
Cette zone est extrêmement
vulnérable car elle est située entre les voies de conduction et déchanges
gazeux. Ainsi des lésions atteignant la bronchiole respiratoire sont fréquentes chez
les fumeurs. Il existe 3 générations de bronchioles respiratoires. Leur structure
histologique est identique à celle de la bronchiole terminale à ceci près que plus
elles sont périphériques plus leur paroi est interrompue par la présence
dalvéoles. Leur chorion contient des cellules musculaires dispersées.
Zone déchanges gazeux :
lacinus pulmonaire (ou lobule pulmonaire primaire) et la barrière
alvéolo-capillaire
Au fur et à mesure le nombre
dalvéoles souvrant dans la bronchiole respiratoire est tellement important
quil n'y a plus réellement dépithélium bronchiolaire : on parle alors
de canal alvéolaire (canal de Lambert). Un acinus (ou lobule pulmonaire primaire) est
constitué dune bronchiole respiratoire donnant naissance à 3 à 6 canaux
alvéolaires. Chaque canal alvéolaire lui même se divise 2 à 3 fois. Chaque canal
alvéolaire final souvre au niveau de latrium sur 2 ou 3 sacs alvéolaires. A
ce niveau le muscle disparaît, larmature est uniquement faites de fibres
collagènes et élastiques. Les fibres élastiques permettent aux alvéoles de
sélargir lors de linspiration. Les alvéoles se contractent ensuite
"passivement" lors de lexpiration. Les fibres collagène évitent une trop
grande distension des murs alvéolaires et donc leur rupture.
Les alvéoles sont des
"sacs" de 200µm de diamètre. Leur structure histologique est
adaptée à leur fonction essentielle : léchange oxygène/gaz carbonique.
La
surface déchange de lensemble des 300 millions dalvéoles représente
à peu près 140 m2 ; 12000 L d'air filtrés face à 6000 L de sang perfusés par jour.
Dans chaque alvéole on distingue la lumière alvéolaire
bordée par un épithélium alvéolaire et le "mur" ou cloison inter alvéolaire
(interstitium) où circule un réseau capillaire abondant. Les alvéoles communiquent entre elles par les pores de Kohn (développés dès la naissance).
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Lépithélium
alvéolaire se compose de 2 types de cellules (figure 14a) : |
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les pneumocytes
de type I recouvrent 97% de la paroi alvéolaire. Ils sont aplatis. Leur rôle principal est
dêtre imperméable aux liquides et mais perméable aux gaz. |
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les pneumocytes
de type II sont des cellules plus volumineuses cubo-cylindriques dont le cytoplasme peut être microvacuolisé.
Elles produisent et secrètent le
surfactant. Cette substance est composée de protéines à propriétés tensio-actives et de phospholipides. Il
recouvre la surface alvéolaire et diminue la tension de surface. Ainsi la force
dinspiration nécessaire pour dilater lalvéole est moins grande. De plus en
labsence de surfactant lalvéole a tendance à se collaber. Chez lenfant
prématuré une insuffisance de surfactant peut-être responsable de la maladie des
membranes hyalines. Le surfactant a aussi un rôle antibactérien.
Elles
ont des capacités de présentation antigénique et de sécrétion de
cytokines et donc rôle important dans les processus inflammatoires pulmonaires.
Les pneumocytes co-expriment la cytokératine 7 et l’antigène TTF-1. TTF-1 (thyroid transcription factor) est un des gènes de régulation du développement pulmonaire, marqueur de l’unité terminale respiratoire. C’est ainsi qu’il se retrouve exprimé par l’épithélium des bronchioles respiratoires et des alvéoles (figure 15). |
A létat normal les
principaux éléments cellulaires retrouvés dans la lumière alvéolaire sont les
macrophages qui se déplacent sur la paroi alvéolaire, immergés dans le
surfactant.
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La cloison alvéolaire de 0,1 à 0,5 µm dépaisseur, est formée par
différentes couches ; de l'air vers le sang :
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le surfactant
(phospholipides et protéines)
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un film aqueux de quelques microns |
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les pneumocytes 1 et 2 |
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l'interstitium
pulmonaire : présence d’une fine trame de collagène III (réticuline) (figure 14b) et de fibres élastiques; présence de quelques monocytes, et de rares fibroblastes situés au niveau des zones d’intersection des cloisons alvéolaires |
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la membrane
basale résultant de la fusion de la membrane basale des pneumocytes dun côté et
des cellules endothéliales de lautre
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les cellules
endothéliales
tapissent la paroi des capillaires ; elles ont
une fonction métabolique
importante (angiotensine, prostaglandine, bradykinine, sérotonine).
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La barrière alvéolo-capillaire est formée par le pneumocyte 1, la membrane basale et la cellule endothéliale. Cette barrière est perméable aux
gaz ainsi loxygène qui est amené dans la lumière alvéolaire lors de
linspiration passe à travers la barrière dans la circulation capillaire et sera
transporté dans tout lorganisme par la circulation vasculaire. A linverse, le
gaz carbonique, ramené aux poumons par la circulation capillaire, passe à travers la
barrière alvéolo-capillaire et est éliminé lors de lexpiration. |
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En cas
dagression le poumon périphérique réagit dans un premier temps le plus souvent par une atteinte des pneumocytes (desquamation, dystrophies, hyperplasie, inclusions virales, …), cette agression épithéliale induisant souvent un élargissement des cloisons alvéolaires par un œdème puis un afflux d’éléments inflammatoires (polynucléaires, lymphocytes…). Ces lésions peuvent avoir secondairement une évolution fibrosante : les murs alvéolaires sont alors siège d’une hyperplasie des fibroblastes responsable de la fibrose collagène, des myofibroblastes puis de fibres musculaires lisses. |
Exploration
anatomo-pathologique du poumon périphérique
Le lavage broncho-alvéolaire >est l’examen le moins invasif pour étudier le poumon périphérique. Il consiste à injecter, par voie endoscopique, du sérum physiologique qui va tapisser les alvéoles. Le liquide récupéré contiendra alors la population cellulaire des lumières alvéolaires, les éventuels micro-organismes pathogènes et dans certains cas le matériel non cellulaire présent dans les alvéoles. Les modifications quantitatives et qualitatives de ce liquide témoignent des différents types d’agression ; elles peuvent permettrent de classer l’alvéolite et ainsi orienter vers un diagnostic de pneumopathie interstitielle (lymphocytose CD4+ dans la sarcoïdose, lymphocytose CD8+ dans les pneumopathies d’hypersensibilité…).
Le poumon périphérique est aussi exploré histologiquement soit par biopsie distale transbronchique ou trans-thoracique, soit par prélèvement chirurgical.
Plèvre
et cavité pleurale |
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La plèvre est la partie qui limite en
périphérie le poumon (figure 16).
Elle comprend 2 feuillets : |
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un feuillet
interne qui recouvre le poumon : la plèvre viscérale |
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un feuillet
externe qui est appliqué contre la paroi thoracique : la plèvre pariétale. |
Chaque feuillet est revêtu
dun épithélium unistratifié fait de cellules mésothéliales
qui
expriment les pancytokératines, les cytokératines 5/6, et la calrétinine
phagocytent les
fibres de crysotile, mais aussi les particules de quartz, latex, les bactéries et
mycobactéries.
Pour cette
raison les tumeurs malignes primitives de la plèvre, les mésothéliomes,
sont fréquents chez les sujets ayant été exposés lamiante.
Ces cellules
mésothéliales recouvrent une double couche fibro-élastique encadrant un tissu
conjonctif. Dans ce dernier circulent de nombreux lymphatiques, des capillaires et des
filets nerveux (figure 17).
Les 2 feuillets délimitent une cavité virtuelle
: la
cavité pleurale qui contient à létat normal
peu de liquide (0,5 à 1mL de liquide pleural avec 1-2g de protides par 100mL)
qui a un
rôle lubrifiant
1500 à 4500cellules (mononucléaires)/100mL
De nombreuses conditions pathologiques sont responsable dun afflux
de liquide par exsudation dans la cavité pleurale, responsable dun épanchement
pleural.
Réf :
Anthony VB. Immunological mechanisms in pleural disease. Eur respir J
2003;21:539-44 |
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Le rôle du médecin anatomopathologiste
en pathologie pulmonaire se répartie en 2 domaines différents de la pathologie : |
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dune part
la pathologie tumorale (bénigne ou maligne) |
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dautre
part la pathologie non tumorale : infections, pneumopathies interstitielles …
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En pathologie tumorale, le pathologiste a pour mission d’établir le diagnostic de tumeur bénigne ou maligne, de préciser son type histologique, et sur pièce opératoire de préciser le bilan d’extension loco-régional (ganglions lymphatiques, atteinte pleurale etc…) et signaler des critères histo-pronostics.
En pathologie non tumorale, le rôle du pathologiste sera, en fonction du type de matériel transmis, d’orienter ou de faire un diagnostic de pneumopathie interstitielle (par exemple confirmer le diagnostic de sarcoïdose) et de préciser son degré de gravité.
Au total un diagnostic anatomo et
cytopathologique ne peut se faire que sur des prélèvements histologiques et cytologiques
techniquement de bonne qualité. Il na de valeur que sil est intégré dans le
contexte clinique ce qui nécessite une bonne échange dinformations entre
pneumologue, radiologue et pathologiste.
Si des termes ne
vous paraissent pas clairs ou si vous avez des questions ou suggestions sur ce cours,
écrivez-nous
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