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L'air que l'on respire

Créé le 13/03/2000 Auteur : A. Taytard (Mis à jour le 19/05/2011)
     
     

Le poumon est une vaste surface d'échange (75m2) avec l'extérieur ; c'est la plus grande frontière existant entre l'homme et son environnement
L'état de l'appareil respiratoire est donc très lié à la qualité de l'air inhalé qui fait l'essentiel des symptômes et de la mortalité de cause respiratoire.

L'air ambiant

Environ 10m3 d'air par jour circulent dans l'appareil respiratoire, contre 1,5 kg de nourriture et 2 L d'eau par jour dans le tube digestif.

On distingue l'air

Intérieur (indoor) de la maison (où on passe l'essentiel de son temps)
du travail
de la voiture ou de tout autre mode de déplacement
Extérieur (outdoor) des villes et des campagnes (dans lequel on passe, finalement, très peu de temps).

Chacun de ces types d'air a ses aérocontaminants particuliers (en nature et en concentration). 
A titre d'exemple, 
l'air intérieur contient des centaines de milliers de micro-organismes/m3 et sa qualité varie selon les activités et la ventilation de la pièce ; 
l'air moyen de la rue contient, en moyenne, plus de 100 bactéries/m3.

Les aérocontaminants

On appelle aérocontaminant tout élément étranger à l'air inhalé et susceptible d'entraîner
- des lésions des moyens de défense de l'appareil respiratoire
- une maladie broncho-pulmonaire lorsque les moyens de défense de l'appareil respiratoire sont dépassés.

On distingue deux types d'aérocontaminants

gazeux
       Oxydes d'azote (NO, NO2
, NOx) : sources énergétiques, trafic automobile (environ 60 %), utilisation domestique du gaz naturel
       Oxydes de soufre (SO2) : source industrielle (combustion de charbon et de fuels lourds) ; environ 80 %
      Ozone (O3) : formé à partir des oxydes d'azote et de composés organiques volatiles (COV) par une réaction chimique dépendante des rayons UV du soleil 
       Oxydes de carbone (CO, CO
2) : véhicules automobiles à essence.
       Composés organiques volatiles (COV)

particulaires
     liquide, brouillard (2 à 15 µm, diamètre variable avec l'hygroscopie) ; ces particules sont ± acides
     solides
        organiques
         infectants : virus, bactéries, champignons
         et/ou antigéniques : poussières, pollens (susceptibles de provoquer des réactions allergiques)
         inorganiques
         grosses particules ("fumées noires"), issues de la combustion incomplète du charbon
         particules fines, issues de 
            la combustion incomplète des carburants et des lubrifiants
            fumée de tabac
         elles pénètrent d'autant plus loin dans l'appareil respiratoire que leur diamètre est faible.

Les particules PM10 sont surtout émises par les secteurs résidentiel (environ 1/3, surtout le chauffage au bois), agricole (environ 30 %) et le transport routier (environ 20 %).
Les particules fines (PM2.5) sont surtout émises par les secteurs résidentiel (environ 50 %), transport routier (environ 20 %) et agricole (environ 15 %).

Les humains contribuent à la contamination virale et bactérienne en parlant, toussant, éternuant et libérant des microbes de leur peau ou de leurs vêtements. Une toux libère des centaines de gouttelettes inhalables et l'éternuement jusqu'à 40.000 qui, toutes, peuvent contenir des micro-organismes. 
Et malgré tout cela l'appareil respiratoire, au-dessous des cordes vocales, est stérile chez un sujet normal non fumeur.

Les polluants gazeux (ozone, dioxide de soufre, dioxide d’azote) et les particules y compris les ultrafines et les diesels forment des anions superoxydes, du peroxide d’hydrogène et des radicaux hydroxyles (« reactive oxygen species » : ROS).
Un stress oxydatif survient dans le poumon lorsque les ROS dépassent les défenses anti-oxydantes. Une fois ce déséquilibre atteint, les ROS réagissent avec les proteines, les lipides et l’ADN avec des conséquences pathologiques.

Ce sont donc les conditions de vie et d'environnement qui font l'essentiel des maladies broncho-pulmonaires.

Systèmes de défense broncho-pulmonaires

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