L'air que l'on respire |
| Créé le 13/03/2000 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 19/05/2006) |
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Sommaire
- L'air ambiant
- Les aérocontaminants
Le poumon est une vaste surface d'échange
(75m2) avec l'extérieur ; c'est la plus grande frontière existant entre
l'homme et son environnement.
L'état de l'appareil respiratoire est donc très lié à la
qualité de l'air inhalé qui fait l'essentiel des symptômes et de la mortalité de
cause respiratoire.
Environ 10m3
d'air par jour circulent dans l'appareil respiratoire, contre 1,5 kg de nourriture et 2 L
d'eau par jour dans le tube digestif.
On distingue l'air
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Intérieur
(indoor) |
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de la maison (où on passe
l'essentiel de son temps) |
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du travail |
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de la voiture ou de
tout autre mode de déplacement |
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Extérieur
(outdoor) |
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des villes et des campagnes (dans lequel on
passe, finalement, très peu de temps). |
Chacun de ces types d'air a ses
aérocontaminants particuliers (en nature et en concentration).
A titre d'exemple,
l'air
intérieur contient des centaines de milliers de micro-organismes/m3 et sa
qualité varie selon les activités et la ventilation de la pièce ;
l'air moyen de la rue
contient, en moyenne, plus de 100 bactéries/m3.
On appelle aérocontaminant tout élément
étranger à l'air inhalé et susceptible d'entraîner
- des lésions des moyens de défense de l'appareil respiratoire
- une maladie broncho-pulmonaire lorsque les moyens de défense de l'appareil respiratoire
sont dépassés.
On distingue deux types
d'aérocontaminants
gazeux
Oxydes d'azote (NO, NO2,
NOx) : sources énergétiques, trafic automobile, utilisation domestique du gaz
naturel
Oxydes de soufre (SO2)
: source industrielle (combustion de charbon et de fuels lourds)
Ozone (O3) : formé à partir des oxydes d'azote et de composés organiques volatiles
(COV) par une réaction chimique dépendante des rayons UV du soleil
Oxydes de carbone
(CO, CO2) : véhicules automobiles à
essence.
Composés
organiques volatiles (COV)
particulaires
liquide, brouillard (2 à 15 µm, diamètre variable avec
l'hygroscopie) ; ces particules sont ± acides
solides
organiques
infectants : virus, bactéries, champignons
et/ou antigéniques : poussières, pollens (susceptibles
de provoquer des réactions allergiques)
inorganiques
grosses particules ("fumées noires"), issues
de la combustion incomplète du charbon
particules fines, issues de
la combustion
incomplète des carburants et des lubrifiants
fumée de tabac
elles pénètrent d'autant plus loin dans
l'appareil respiratoire que leur diamètre est faible.
Les humains contribuent à la contamination
virale et bactérienne en parlant, toussant, éternuant et libérant des microbes de leur
peau ou de leurs vêtements. Une toux libère des centaines de gouttelettes inhalables et
l'éternuement jusqu'à 40.000 qui, toutes, peuvent contenir des micro-organismes.
Et
malgré tout cela l'appareil respiratoire, au-dessous des cordes vocales, est stérile
chez un sujet normal non fumeur.
Ce sont donc les conditions de vie et
d'environnement qui font l'essentiel des maladies broncho-pulmonaires.
Systèmes
de défense broncho-pulmonaires
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