Environnement Pollution |
| Créé le 12/07/2000 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 29/09/2005) |
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On décrit 3 niveaux de pollution
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Niveau |
Délai |
Type |
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Local |
heures |
Pollution urbaine |
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Continental |
jours |
Pluies acides |
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Planétaire |
années |
Trou dozone |
On distingue les pollutions
naturelles
: particules (poussières cristallines soulevées du sol, éruptions
volcaniques, feux de forêt, pollens, spores, débris animaux ou végétaux)
humaines
: surtout urbaines, mobiles (moyens de transport) ou fixes (industries)
| Polluants
primaires/secondaires |
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Primaires |
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polluants
émis directement dans l'atmosphère : SO2, NOx, CO, particules |
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Secondaires |
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polluants formés dans
l'air à partir d'une réaction chimique avec d'autres polluants et des
gaz : ozone, NOx, particules |
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| Polluants
intérieur/extérieur |
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Intérieur |
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Sources : cuisine et
combustion, remise en suspension de particules, matériaux de
construction, air conditionné, produits de consommation, tabac,
chauffage, agents biologiques |
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Produits : produits de
combustion (tabac, fumée de bois), CO, CO2, COV (aldéhydes, alcool,
alcanes, kétones), agents microbiens, poussières organiques, radon,
laine de verre |
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Extérieur |
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Sources
: industrielle, commerciale, circulation, urbaine, régionale, agricole,
naturelle |
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Produits
: SO2, ozone, NOx, CO, particules, COV |
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| Polluants
gaz/particules |
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Gaz
: SO2, NOx, ozone, CO, COV (PAH, dioxine, benzène, aldéhydes) |
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Particules
: grosses particules (2.5-10µm), particules fines (0.1-2.5µm),
ultrafines (< 0.1µm) |
La pollution aérienne urbaine |
On décrit 3 types de pollution
Pollution
urbaine et asthme
Cycle des polluants dans l'air
1/ émission : polluants primaires
2/ transport et dispersion
3/ transformation : polluants secondaires
4/ immission : taux d'un polluant dans l'atmosphère
5/ déposition
Les polluants sont extrêmement
nombreux et trop nombreux pour être tous surveillés. On retient donc les plus
importants qui servent aussi de marqueurs de la pollution générale.
La concentration des polluants
dans les couches basses de l'atmosphère est fonction
de
la pression atmosphérique : les dépressions provoquent des turbulences qui
dispersent les polluants ; les hautes pressions (anti-cyclone) stabilisent l'air
et participent à l'augmentation de la concentration locale des polluants
du
vent
de
la température
La transformation des
polluants dans l'atmosphère est influencée par
la
température
l'humidité
les
ultraviolets
| Origines |
Types |
| Produits de combustion |
Irritants |
| Produits dorigine
biologique |
Allergènes |
| Divers |
Agents infectieux |
| Carcinogènes |
COV : composés organiques volatiles
Pollution : maladies respiratoires |
Remarques préliminaires
On ne dose que quelques marqueurs d'un
système complexe
2 questions
Les polluants atmosphériques peuvent-ils
augmenter le risque de développer une
maladie respiratoire ?
entretenir voire aggraver une maladie
respiratoire pré-existante ?
Nous sommes passés de
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expositions importantes
(professionnelles, accidentelles) produisant des maladies cliniquement et
presqu'immédiatement observables |
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à |
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expositions
habituelles faibles dont les
conséquences |
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individuelles paraissent
faibles (
mais les connaissances à l'échelle individuelle sont rares) |
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sont mal connues au long cours |
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ne sont visibles que projetées à l'échelle d'une population |
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une recherche de prévention individuelle |
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à |
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la recherche d'une réduction de risque
pour l'ensemble de la population (impact collectif potentiellement important) |
Ceci a conduit la communauté scientifique à
se diviser en 2 groupes défendant 2 positions opposées revendiquant, chacune, une base
éthique
un premier groupe considère que seule
doit être donnée une information reposant sur des bases méthodologiques sures ; ne pas
le faire expose à diffuser des erreurs grossières avec, comme conséquence, le
développement d'un septicisme général contre les études épidémiologiques.
Développer des méthodes mathématiques sophistiquées n'a pas de sens si les données
utilisées sont inexactes ;
un deuxième groupe considère
que, dès qu'un doute existe, le principe de précaution oblige à le diffuser car il est
possible qu'il y ait un risque.
Réf :
Air pollution and daily admissions for chronic obstructive pulmonary disease in six
european cities: results from the APHEA project. Eur Respir J 1998;11:992-3 |
Pollution : marqueurs de l'effet sur l'appareil
respiratoire
Mortalité cardio-respiratoire
Consommation de soins
Exacerbations de l'asthme
Augmentation des autres maladies
respiratoires
Augmentation des symptômes
respiratoires
Fonction respiratoire
Réactivité bronchique
Systèmes de défense
Lésions tissulaires
Lésions cellulaires
Pollution
Maladies respiratoires
Évaluation du risque |
4 étapes
Identification du polluant : on
établit un premier lien préliminaire de cause à effet entre l'exposition à un produit
et certains effets délétères sur la santé ; on utilise pour cela les enquêtes
épidémiologiques, la toxicité animale et les données de toxicité in vitro
Évaluation
de la relation
dose-réponse : c'est la description d'une relation quantitative qui existe entre
l'exposition à un produit et le type, l'incidence ou la sévérité du résultat observé
; on utilise pour cela l'expérimentation animale, des données humaines dérivées
d'exposition accidentelles, professionnelles, ou contrôlées en condition expérimentale
Évaluation
de l'exposition :
c'est l'identification et la caractérisation des populations exposées, et la
détermination de l'amplitude et de la durée de l'exposition ; elle repose sur les
données démographiques et la surveillance de l'environnement
Caractérisation du risque : on
intègre ici les résultats des 3 étapes précédentes pour produire une estimation de la
possibilité qu'un effet néfaste sur la santé se produise, et la fréquence et la
sévérité avec lesquelles le résultat peut être attendu dans la population sous
certaines conditions.
Pollution
Maladies respiratoires
Études au laboratoire |
Avantages
Contrôle des sujets, de l'exposition,
des symptômes, des variables physiologiques et biologiques
Limites
Validité externe ?
Tests en aigu ou sub-aigu
Coût
Pollution
Maladies respiratoires
Approche épidémiologique |
Types denquêtes
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Accidents |
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"écologiques" |
On met en
relation des mesures de pollution faites dans une zone géographique avec le niveau
d'indicateurs sanitaires mesurés dans la même zone. |
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transversales |
On mesure
simultanément, dans 2
sites géographiques, le taux de pollution et l'indicateur sanitaire |
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longitudinales |
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cohortes |
On suit dans le
temps un groupe de sujets exposés au facteur de risque et un groupe non-exposé ; on
compare l'incidence d'un symptôme ou d'une maladie dans chaque groupe |
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panels |
On choisit un
groupe plus restreint de sujets que l'on suit de façon plus détaillée ; on mesure le
taux d'incidence d'un symptôme au cours d'une période polluée et d'une période non
polluée |
Pollution
Maladies respiratoires
Études épidémiologiques |
| Avantages |
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Sujets réels / exposition réelle |
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| Limites |
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Pas de
contrôle réel |
des sujets |
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de l'exposition |
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des co-facteurs |
Multiplicité variable des polluants |
Risque de
biais majeurs |
d'autant plus grands que les risques mesurés sont faibles |
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"souvenir" dans les enquêtes rétrospectives |
Critères
de causalité
A lire
- Interactions
sensibilisation allergénique- polluants : approche expérimentale
-R. Marthan, 1999
- Pollution
atmosphérique et santé -P.
Quénel, 1999
- La
pollution domestique (en dehors du tabac) - F. de Blay, F. Lieutier-Colas,
2001
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