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 Cancer bronchique non à petites cellules - stade IIIA-N2 - Le point sur le traitement en 2007, Dr. JM. Vernejoux, Service des maladies respiratoires, CHU Bordeaux.
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Coqueluche

Créé le 11/10/2000 Auteur : A. Taytard (Mis à jour le 23/07/2007)
     
     

Sommaire

  • Anatomo-pathologie
  • Symptômes pouvant faire évoquer une coqueluche
  • Examens complémentaires
  • Complications
  • Diagnostic
  • Le traitement d'une coqueluche
  • Données du réseau "sentinelle" hospitalier pédiatrique (RENACOQ)

Fiche informative

Elle présente de manière synthétique et simplifiée les principaux points à connaître et retenir.


La coqueluche est une maladie infectieuse aiguë des voies respiratoires sous-glottiques, peu ou pas fébrile, d'évolution prolongée et très contagieuse (transmission par la toux au sein d'une famille ou d'une collectivité) survenant surtout dans l'enfance.
Elle est devenue très rare grâce à la vaccination.
Elle est particulièrement sérieuse chez le nourrisson.
Sa fréquence augmente chez l'adolescent et l'adulte, la protection vaccinale étant limitée dans le temps (environ une dizaine d'années).

Germe : Bordetella Pertussis (bacille de Bordet et Gengou) ou Parapertussis
Maladie très contagieuse
Incubation 7 à 15 jours
Invasion 10 jours

Anatomo-pathologie
infiltration lymphocytaire massive de la muqeuse bronchique avec zones de destruction
exsudat épais avec bacilles

Symptômes pouvant faire évoquer une coqueluche
Début (phase d'invasion ; 3-7 jours) : rhinorrhée, conjonctivite, toux sèche, nocturne ; peu ou pas de fièvre forte contagiosité

Puis, la toux devient quinteuse : 10 à 20 secousses respiratoires, arrêt en expiration, puis reprise inspiratoire ample avec un bruit évoquant le "chant du coq" ; la quinte va jusqu'à 5 mouvements de toux et l'émission d'un crachat clair et visqueux (perlé) ; prédominance nocturne.
facteurs déclenchants de la toux : rire, effort ...

Râles bronchiques rares à l'examen du thorax ; peu ou pas de fièvre.

Tout disparaît en quelques jours (2 à 4 semaines pour la toux).

Quelquefois, la toux peut réapparaître à l'occasion d'une infection bronchique banale : c'est le "tic coqueluchoïde" (hyper-réactivité bronchique séquellaire).

Toux isolée, quinteuse > 3 semaines chez un adolescent ou un adulte jeune : coqueluche ?

Cas particuliers : nouveau-né, nourrisson
contamination précoce ; toux souvent en quintes asphyxiantes ; épisodes d'apnée ou de cyanose ; signes généraux (difficultés alimentaires, deshydratation) gravité hospitalisation

Examens complémentaires
Biologie : Hyperlymphocytose élevée
Radiographie thoracique : le plus souvent normale

Complications 
Toux séquellaire
Pneumonie
Dilatations des bronches sont devenues très rares aujourd'hui.

Diagnostic
Culture (milieu Bordet Gengou) des sécrétions des voies aériennes (aspiration naso-pharyngée) : méthode de référence
PCR sur sécrétions oro-pharyngées
Sérologie : intérêt limité au niveau individuel ne permettant qu’un diagnostic rétrospectif et tardif ; ininterprétable si le sujet est vacciné depuis moins d'un an

Le traitement d'une coqueluche

Isolement des cas 
certains
 
à la maison, éviter le contact avec les nourrissons
 
en collectivité (école), éviction pendant 5 jours à partir du début d'une antibiothérapie efficace)
 
en hospitalisation, isolement en chambre, seul, pendant le même délai
suspects jusqu'à confirmation du diagnostic

Information de l'entourage des risques de contamination des enfants non encore vaccinés

Antibiothérapie de toute toux suspecte de coqueluche chez les personnes exposées : érythromycine 50mg/kg/j pendant 14 jours (traitement de référence) mais mauvaise tolérance autres macrolides : clarythromycine 15mg/kg/j pendant 7 jours en 2 prises quotidiennes, sans dépasser 500mg x 2/j pour les enfants et 500 à 1000mg x 2/j pour les adultes ; azithromycine)

Antibio-prophylaxie des sujets contacts : idem supra

Vaccination (90 à 95% de taux de protection)

 

primovaccination à 2, 3 et 4 mois, rappel à 16-18 mois vaccin acellulaire

 

11-13 ans : rappel recommandé compte tenu de la recrudescence de cas de coqueluche observée chez de très jeunes nourrissons contaminés par des adolescents ou de jeunes adultes ; l'injection est effectuée en même temps que le 3e rappel diphtérie, tétanos, poliomyélite, avec le vaccin coquelucheux acellulaire.

 
La vaccination contre la coqueluche est également recommandée pour
 
les personnels médicaux et paramédicaux prenant en charge des nourrissons âgés de moins de 6 mois,
 
les adultes susceptibles de devenir parents dans les mois ou années à venir (BEH, 2007).
     

Déclaration (DDASS) des cas groupés survenant dans une collectivité d'enfants ou d'adultes

Données du réseau "sentinelle" hospitalier pédiatrique (RENACOQ)
Estimation : 764 vus dans les hôpitaux en 1999 dont 76% d'enfants de moins d'un an et 40% d'enfants de moins de 3 mois
Symptômes : reprise inspiratoire difficile (73%) ; vomissements après les quintes (63%) ; cyanose (48%) ; chant du coq (3%) ; apnées (21%)
68% d'hospitalisations dont 15% en réanimation, 7% avec assistance ventilatoire et 1,4% de mortalité chez les moins de 1 an

Réf :
BEH 18/2001
Calendrier vaccinal 2007 - Avis du Haut Conseil de la Santé Publique. BEH 2007; N° 31-32
Birkebaek NH, Kristiansen M, Seefeldt T, Degn J, Moller A, Heron I, Andersen PL, Moller JK, Ostergard L. Bordetella pertussis and chronic cough in adults. Clin Infect Dis 1999;29:1239-42
Ministère de la santé. Rapport du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France relatif à la conduite à tenir devant un ou plusieurs cas de coqueluche (mise à jour 1er février 2005)
Postels MultanS. Symptoms and complications of pertussis in adults.  Infection 1995;23:139-42
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