Coqueluche |
| Créé le 11/10/2000 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 23/07/2007) |
| |
|
|
| |
|
|
Sommaire
- Anatomo-pathologie
- Symptômes pouvant faire évoquer
une coqueluche
- Examens complémentaires
- Complications
- Diagnostic
- Le traitement d'une coqueluche
- Données du réseau "sentinelle" hospitalier pédiatrique (RENACOQ)
|
Fiche informative
Elle présente de manière synthétique et simplifiée les principaux points à connaître
et retenir.
|
La coqueluche est une maladie infectieuse aiguë des
voies respiratoires sous-glottiques, peu ou pas fébrile, d'évolution prolongée
et
très contagieuse (transmission par la toux au sein d'une famille ou d'une collectivité)
survenant surtout dans l'enfance.
Elle est devenue très rare grâce à la vaccination.
Elle est particulièrement sérieuse chez le nourrisson.
Sa fréquence augmente chez l'adolescent et l'adulte, la protection vaccinale
étant limitée dans le temps (environ une dizaine d'années).
Germe : Bordetella Pertussis (bacille
de Bordet et Gengou) ou
Parapertussis
Maladie très contagieuse
Incubation 7 à 15 jours
Invasion 10 jours
Anatomo-pathologie
infiltration lymphocytaire massive de la muqeuse bronchique avec zones de
destruction
exsudat épais avec bacilles
Symptômes pouvant faire évoquer une coqueluche
Début (phase d'invasion ; 3-7 jours) :
rhinorrhée, conjonctivite, toux sèche, nocturne ; peu ou pas de fièvre forte
contagiosité
Puis, la toux devient quinteuse : 10 à 20 secousses
respiratoires, arrêt en expiration, puis reprise inspiratoire ample avec un bruit
évoquant le "chant du coq" ; la quinte va jusqu'à 5 mouvements de toux
et
l'émission d'un crachat clair et visqueux (perlé) ; prédominance nocturne.
facteurs déclenchants de la toux : rire, effort ...
Râles bronchiques rares à l'examen du thorax ; peu ou pas
de fièvre.
Tout disparaît en quelques jours (2
à 4 semaines pour la toux).
Quelquefois, la toux peut réapparaître à l'occasion
d'une
infection bronchique banale : c'est le "tic coqueluchoïde" (hyper-réactivité
bronchique séquellaire).
Toux isolée, quinteuse > 3 semaines chez un adolescent ou
un adulte jeune : coqueluche ?
Cas particuliers : nouveau-né, nourrisson
contamination précoce ; toux souvent en quintes asphyxiantes ; épisodes
d'apnée
ou de cyanose ; signes généraux (difficultés alimentaires,
deshydratation) gravité hospitalisation
Examens complémentaires
Biologie : Hyperlymphocytose élevée
Radiographie thoracique : le plus souvent normale
Complications
Toux séquellaire
Pneumonie
Dilatations
des bronches sont devenues très rares aujourd'hui.
Diagnostic
Culture (milieu Bordet Gengou) des sécrétions des voies aériennes
(aspiration naso-pharyngée) : méthode de référence
PCR sur sécrétions oro-pharyngées
Sérologie : intérêt limité au niveau individuel ne permettant qu’un diagnostic
rétrospectif et tardif ; ininterprétable si le sujet est vacciné depuis moins
d'un
an
Le traitement d'une coqueluche
|
 |
Isolement des
cas
certains
à
la maison, éviter le contact avec les nourrissons
en
collectivité (école), éviction
pendant 5 jours à partir du début d'une
antibiothérapie efficace)
en
hospitalisation, isolement en chambre, seul, pendant le même délai
suspects
jusqu'à confirmation du diagnostic |
|
 |
Information
de l'entourage des risques de contamination des enfants non encore
vaccinés |
|
 |
Antibiothérapie
de toute toux suspecte de coqueluche chez les personnes exposées : érythromycine
50mg/kg/j pendant 14 jours (traitement de référence) mais
mauvaise tolérance autres
macrolides : clarythromycine 15mg/kg/j pendant 7 jours en 2 prises quotidiennes,
sans dépasser 500mg x 2/j pour les enfants et 500 à 1000mg x 2/j pour les
adultes ; azithromycine) |
|
 |
Antibio-prophylaxie
des sujets contacts : idem supra |
|
 |
Vaccination (90 à 95% de taux de
protection) |
|
|
 |
primovaccination à 2, 3 et 4 mois, rappel à 16-18
mois vaccin
acellulaire |
|
|
 |
11-13 ans : rappel recommandé compte tenu de la
recrudescence de cas de coqueluche observée chez de très
jeunes nourrissons contaminés par des adolescents ou de jeunes
adultes ; l'injection
est effectuée en même temps que le 3e rappel diphtérie, tétanos,
poliomyélite, avec le vaccin coquelucheux acellulaire.
|
| |
 |
La vaccination
contre la coqueluche est également recommandée pour
les
personnels médicaux et paramédicaux prenant en charge des nourrissons âgés
de moins de 6 mois,
les
adultes susceptibles de devenir parents dans les mois ou années à venir
(BEH, 2007). |
| |
|
|
Déclaration (DDASS) des cas groupés survenant dans une collectivité
d'enfants ou d'adultes
Données du réseau "sentinelle"
hospitalier pédiatrique (RENACOQ)
Estimation : 764 vus dans les hôpitaux en 1999 dont 76% d'enfants de
moins d'un an et 40% d'enfants de moins de 3 mois
Symptômes : reprise inspiratoire difficile (73%) ; vomissements après les
quintes (63%) ; cyanose (48%) ; chant du coq (3%) ; apnées (21%)
68% d'hospitalisations dont 15% en réanimation, 7% avec assistance ventilatoire
et 1,4% de mortalité chez les moins de 1 an
Réf :
BEH
18/2001
Calendrier
vaccinal 2007 - Avis du Haut Conseil de la Santé Publique. BEH 2007;
N° 31-32
Birkebaek NH,
Kristiansen M, Seefeldt T, Degn J, Moller A, Heron I, Andersen PL,
Moller JK, Ostergard L. Bordetella pertussis and chronic cough
in adults. Clin Infect Dis 1999;29:1239-42
Ministère
de la santé. Rapport du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France relatif
à la conduite à tenir devant un ou plusieurs cas de coqueluche (mise
à jour 1er février 2005)
Postels MultanS.
Symptoms and complications of pertussis in adults. Infection 1995;23:139-42 |
|