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Association de :
asthme, hyperéosinophilie, vascularite pulmonaire et systémique,
granulomes extra-vasculaires |
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Apparaît habituellement entre 40 et 45 ans |
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Suspecté devant des myalgies, arthralgies, des signes généraux (fatigue,
amaigrissement) apparaissant chez un asthmatique |
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Physiopathologie |
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Inconnue,
mais on peut imaginer une évolution en 3 phases :
phase prodromique :
inhalation d'un
antigène
inflammation des voies respiratoires
asthme (98 % des cas) et/ou rhinite allergique (70 % des cas) avec ou sans polypose nasale,
phase éosinophilique : infiltration éosinophilique des tissus (poumon : pneumonie à éosinophiles [50 % des cas] ; coeur [myocardites, péricardites ; 60 % des cas], tractus digestif [douleurs abdominales, diarrhées, gastroentérite à éosinophiles ; 50 % des cas]) avec ou sans granulome,
phase systémique :
vascularite et vascularite nécrosante dans différents organes (peau [purpura, urticaires, nodules sous-cutanés ; 40-70 % des cas], rein [1/3 des cas avec élévation de la créatininémie dont 20 % évoluent rapidement vers l'insuffisance rénale] ; , nerfs périphériques [50 % des cas]). Cette dernière phase apparaît 3 à 4 ans après le début de l'asthme. |
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Epidémiologie |
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2 à 7/1000000 dans la population générale |
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2/1000000 dans la population sans asthme |
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64/100000 chez les asthmatiques |
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âge moyen au diagnostic : 48 ans ; ratio hommes-femmes : 1 |
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Atteintes
respiratoires |
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Asthme |
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Toujours présent, tardif, sévère, nécessitant souvent une corticothérapie
générale |
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Ses manifestations augmentent en fréquence et en sévérité jusqu'à l'apparition de la
vascularite |
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Devant un asthme sévère, cortico-dépendant
penser à une maladie de Churg et Strauss |
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Infiltrats pulmonaires
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Observés chez les 2/3 des patients |
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Le plus souvent sous forme de condensations pulmonaires et/ou
d'opacité en verre dépoli à distribution périphérique |
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avec épaississement voire dilatations
bronchiques, épaississement des parois inter-lobulaires |
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Disparaissent rapidement après l'introduction de la corticothérapie |
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Épanchements
pleuraux
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Habituels, de faible abondance, exsudatifs avec une forte
éosinophilie |
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Atteintes ORL |
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Rhinite allergique et sinusite touchent les 3/4 des patients |
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Polypes nasaux à éosinophiles |
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Autres
atteintes |
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Neurologique : chez plus de 60 % de ces patients, surtout sous forme
de neuropathie périphérique
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Musculo-cutané
: purpura, nodules sous-cutanés, arthrite migratrice des petites articulations
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Cardio-vasculaire : chez environ la moitié des patients souffrant d'un
syndrome de Churg et Strauss ; cause de 50 % des décès
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Tout
malade atteint d'un syndrome de Churg et Strauss devrait avoir un bilan
cardiologique avec : ECG, échocardiographie, scintigraphie myocardique |
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Rein
: glomérulonéphrite segmentaire
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Gastro-intestinal
: douleurs abdominales
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Biologie |
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Éosinophilie |
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sanguine élevée dépassant
habituellement 10 % et 1500/mm3 ; chute très rapidement à la fin d'une
corticothérapie mais s'élève à nouveau dès son arrêt
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dans le LBA, souvent supérieure à 60 %, en moyenne autour de 30 %
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Anticorps cytoplasmiques
anti-neutrophiles
(ANCA) habituellement dirigés contre la myélopéroxydase (MPO) : présents chez 30 à 60 % des
malades (mais la liste des maladies avec ANCA s'allonge) ; complété par un
test ELISA à la recherche de MPO
Les malades ANCA négatifs se présentent habituellement avec une infiltration éosinophilique tissulaire touchant le coeur et le tractus digestif.
Les malades ANCA positifs tendent à se présenter avec une vascularite des petits vaisseaux (glomérulonéphrite, hémorragie pulmonaire, mononévrites pultiples). |
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Taux
d'IgE très élevés habituels |
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Anatomo-pathologie |
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La
vascularite systémique du syndrome de Churg et
Strauss ressemble à celle de la périartérite noueuse |
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Cause la plus fréquente de décès dans le syndrome de
Churg et Strauss |
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Étiologies |
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En
général idiopathique |
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Parfois
secondaire à une stimulation allergique |
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désensibilisation
(poussières, microbes, pollens) |
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vaccins
(BCG, tétanos, CCB, Génévac®) |
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infections
parasitaires et actinomycètes |
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drogues
(cocaïne) |
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virus
(hépatite B, VIH) |
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certains médicaments (antileucotriènes ;
macrolides ; traitement oestrogénique substitutif) |
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Désensibilisation et vaccins doivent être évités si
suspicion de la maladie |
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Diagnostic |
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Pas de signe pathognomonique |
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Fait sur la présence d'une
combinaison de signes cliniques et biologiques |
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Évolution |
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Les principales causes de décès sont l'insuffisance cardiaque, l'insuffisance rénale,
l'hémorragie cérébrale, les perforations ou hémorragies gastro-intestinales |
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Traitement
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Corticostéroïdes débutés à une dose de 1mg/kg/j
d'équivalent prednisone puis diminués progressivement après 1 mois de traitement sur
une période de 9 à 12 mois |
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On surveille l'état clinique et l'éosinophilie sanguine
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Ostéoporose : mal contrôlée par calcium + Vit D ; biphosphonates plus efficaces
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Autres
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Le cyclophosphamide
(et les échanges plasmatiques ?) améliore la qualité de la réponse
clinique initiale et diminue le taux de rechute. On administre une injection mensuelle
de cyclophosphamide intraveineux (0,6g/m2) pendant 1 an, adaptée à la
fonction rénale et ajustée pour éviter une leucopénie < 3000/mm3 ;
donnée avec une importante hydratation et avec un agent protecteur type MESNA
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Risque : cystite hémorragique (9-17%) ; cancers urothéliaux (risque multiplié
par 15-45)
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Le
méthotrexate® : 0,1 à
0,2 mg/kg en prise unique 1/semaine
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Infections |
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Diagnostic et
traitement précoces sont essentiels chez ces patients.
L'infection la plus fréquente est la pneumonie |
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Prévention des infections opportunistes
(Pneumocytis Carinii) est
recommandée par triméthoprim-sulfaméthoxazole chez les sujets qui ne sont pas
allergiques aux sulfamides, ou pentamidine en aérosol mensuel chez les sujets allergiques
aux sulfamides |
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Pronostic |
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Spontanément
fatale dans 95% des cas ; survie moyenne : 7 ans |
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Facteurs de mauvais pronostic :
protéinurie > 1g/j,
insuffisance rénale (créatininémie > 140µmol/l), myocardiopathie, atteinte du
tractus digestif ou du système nerveux central |
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L'association des corticostéroïdes et du cyclophosphamide a considérablement amélioré
le pronostic de ce syndrome ; plus de 75% des malades sont vivants à 5 ans |
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