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Infection
respiratoire basse la plus fréquente du nourrisson (0,5 à 2% de tous les nouveaux-nés hospitalisés)
La plupart des nourrissons sont infectés le premier hiver, tous le sont en
deux hivers. |
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Physiopathologie |
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Virus
respiratoire syncitial (VRS) le plus souvent (60 à 90% des cas)
; métapneumovirus humain souvent ; autres viroses quelquefois
: adénovirus, parainfluenzae (5 à 20%
des cas), rhino virus... |
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Transmission
soit directe par des sécrétions contaminées, soit indirecte par les mains ou
le matériel souillé |
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Incubation
: 2-8 jours ; élimination du virus : 3-7 jours, quelquefois jusqu'à 4
semaines |
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Obstruction des
ramifications bronchiques terminales, intra-lobulaires |
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Nécrose des cellules
de la paroi bronchique |
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Inflammation :
oedème de la muqueuse,
exsudation, hypersécrétion bronchique à l'origine de bouchons muqueux |
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Au
total, obstruction endoluminale (bouchons) et murale (inflammation) ± bronchospasme |
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Guérison spontanée,
le plus souvent, en 3-4 semaines avec retour à une activité muco-ciliaire
efficace |
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Séquelles
rares : bronchiolite oblitérante, bronchectasies (DDB) |
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Clinique |
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Signes
ORL au début : coryza, obstruction nasale
("rhume" d'allure banale), toux sèche |
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Signes
respiratoires ensuite : |
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fonctionnel : toux
(grasse), polypnée |
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physique : distension
thoracique, sibilants, crépitants, sous-crépitants, quelquefois ronchus
auscultation silencieuse avec thorax distendu dans les formes graves
chez
le très jeune nourrisson, la symptomatologie peut se résumer à des apnées
isolées |
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Signes
généraux : température (38°-38°5), difficulté d'alimentation, fatigue |
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Examens complémentaires |
Pas d'indication dans
les formes communes
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Imagerie |
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distension thoracique |
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quelquefois : atélectasie,
condensation pulmonaire |
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peu de corrélation entre la gravité clinique
et radiologique |
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Gaz du sang |
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Hypoxémie, critère de sévérité |
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Évolution |
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favorable
dans la grande majorité des cas |
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signes
d'obstruction disparaissant en 8-10 jours |
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toux
résiduelle possible pendant une quinzaine de jours |
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rechute
dans les 2 premières années : 25-60% des cas |
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lors
du 3ème épisode, évoquer l'asthme du nourrisson ; s'observe surtout
lorsqu'existe un terrain atopique |
Le
risque de détresse respiratoire grave est plus important chez les enfants
de moins de 6 semaines, mais la mortalité est quasi nulle. |
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La
morbidité est augmentée lorsqu'il existe une pathologie sous-jacente,
connue ou pas : mucoviscidose, cardiopathie congénitale, malformation
pulmonaire, déficit immunitaire, prématurité |
Evolution
défavorable
: si absence d’amélioration après 3 – 4 semaines : rechercher
la présence d’une co-morbidité (trachéo-bronchomalacie,
syndrome d’inhalation, RGO, atélectasie) ou d’une complication (bronchiolite
oblitérante). |
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Le
plus souvent à
domicile ; 7% des cas nécessitent une hospitalisation |
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Traitement symptomatique
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hydratation,
nutrition : fractionnement de l'alimentation, épaississement des biberons |
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couchage
: proclive dorsal à 30°, tête en légère extension |
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désobstruction nasale :
essentielle à la respiration |
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environnement
: interdiction du tabac passif |
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Médicaments |
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bronchodilatateurs
: effets discutés ; ne sont pas indiqués pour les formes modérées
; éventuellement utiles chez certains enfants ayant une forme grave nécessitant
une hospitalisation (b2-agonistes
ou adrénaline inhalés) ; atropiniques
de synthèse non-indiqués. |
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corticoïdes
(inhalés ou per os) : pas d'indication à la première
bronchiolite |
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antiviraux : pas d'indications |
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antibiotiques :
effets discutés
;
les surinfections bactériennes sont rares ; indications : température >
38,5° pendant plus de 48h ; otite moyenne aiguë ; pathologie pulmonaire ou
cardiaque sous-jacente ; foyer pulmonaire radiologiquement documenté ;
élévation de la CRP et/ou des polynucléaires neutrophiles |
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antitussifs,
mucolytiques, mucorégulateurs : pas d'indication à la première bronchiolite |
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oxygène
: milieu hospitalier |
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Ventilation
assistée : quelquefois nécessaire |
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Kinésithérapie
respiratoire quotidienne |
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voies aériennes supérieures :
désobstruction rhino-pharyngée avec instillation locale de sérum
physiologique ; aspiration naso-pharyngée |
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utile avec un
praticien expérimenté |
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il existe des numéros d'appel en cas de difficultés
(exemple : n° INDIGO
RABAN (réseau
aquitain de bronchiolite et d’asthme du nourrisson) = 0 820 825 600) |
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Prévention |
Objectifs
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réduire
l'incidence de la bronchiolite du nourrisson en limitant la transmission du
virus |
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reculer
l'âge de la primo-infection |
Mesures communes
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lavage
des mains à l'eau et au savon |
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décontamination
quotidienne des objets et des surfaces en collectivité |
Mesures familiales
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règles
d'hygiène simples |
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information
des familles sur l'évolution de la maladie |
Médicaments |
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Immunoprophylaxie passive par
perfusion d'anticorps
monoclonaux anti-VRS (Synagis®) réservée aux anciens
prématurés de 32 semaines d'aménorrhée et aux patients atteints de
dysplasie broncho-pulmonaire. |
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