Prescription des anti-inflammatoires non stéroïdiens (Recommandations Médicales Opposables, 2003) |
| Créé le 15/07/1999 |
Auteur : A. Taytard |
(Mis à jour le 23/05/2004) |
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agence
française de sécurité sanitaire des produits de santé
mise
à jour : novembre 2003
1. Il n'y a pas lieu de
poursuivre un traitement par un AINS lors des rémissions complètes des
rhumatismes inflammatoires chroniques et en dehors des périodes douloureuses
dans les rhumatismes dégénératifs.
2. Il n'y a pas
lieu de poursuivre un traitement par un AINS au delà d'une période d'une à
deux semaines dans les lombalgies aiguës et/ou lombosciatalgies aiguës et dans
les rhumatismes abarticulaires en poussée, sans une réévaluation clinique
3. Supprimée
4- Il n'y a pas lieu d'associer
un anti-ulcéreux (*) à un AINS à dose anti-inflammatoire sans avoir évalué le risque
digestif individuel (âge > 65 ans, antécédents d'ulcère gastro-duodénal,
antécédents d'intolérance aux AINS).
5. Il n'y a pas lieu, car
dangereux et contre-indiqué, de prescrire un AINS à partir du sixième mois de
la grossesse, sauf utilisations obstétricales très limitées.
6- Il n'y a pas lieu de prescrire
un AINS à des doses supérieures aux doses recommandées.
7. Il n'y a pas lieu de prescrire
un AINS par voie intramusculaire (**) au-delà des trois premiers jours du
traitement, la voie orale prenant le relais.
8- Il n'y a pas lieu d'associer
deux AINS par voie générale, y compris l'aspirine (sauf lorsque celle-ci est prescrite
à visée anti-agrégante à des doses < 500mg). Cette recommandation concerne toute
la classe des AINS, qu'ils soient prescrits comme antalgiques, antipyrétiques, ou
anti-inflammatoires.
9. Il n'y a pas lieu, en raison
du risque hémorragique, de prescrire un AINS chez un patient sous anti-vitamine
K, ou sous héparine ou ticlopidine.
10. Il n'y a
pas lieu, particulièrement chez le sujet âgé, en raison du risque
d'insuffisance rénale aiguë, de prescrire un AINS chez un patient recevant un
traitement par inhibiteur de l'enzyme de conversion, diurétique ou antagoniste
des récepteurs de l'angiotensine II, sans prendre les précautions nécessaires.
11- Il n'y a pas lieu d'associer
un traitement AINS à la corticothérapie, sauf dans certaines maladies inflammatoires
systémiques évolutives (lupus érythémateux disséminé, angéites
nécrosantes,
certaines polyarthrites rhumatoïdes, ...).
(*) Le misoprostol et l'oméprazole sont les seuls anti-ulcéreux ayant l'Autorisation de Mise sur le Marché
(AMM) dans cette indication.
(**) La voie parentérale ne diminue pas le risque digestif, comporte des
risques spécifiques et n'est pas plus efficace au delà de ce délai.
NB : Il existe des recommandations plus récentes (24/10/06) de l’Afssaps : cf lien ci-dessous :
http://www.afssaps.fr/var/afssaps_site/storage/original/application/257d8be960ac8372dbdc513708956d50.pd
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